Séminaire de Barcelone sur les inégalités

11 mars 2016 Category :news Off

La semaine dernière, je suis allé à Barcelone pour suivre un congrès qui s’est révélé, une fois n’est pas coutume fort prenant. A tel point que j’ai eu envie de vous en parler ici. Si certaines interventions m’ont donné envie de somnoler (et pour certaines, je dois dire que j’ai cédé sans remords à cette envie), un intervenant m’a tout particulièrement intéressé : il nous a expliqué comment la répartition de la richesse d’un pays se fait en fonction du niveau de développement dudit pays. Le propos était assez passionnant, aussi-vais-je tenter de le synthétiser. Dans les sociétés où la pauvreté est chronique, l’inégalité s’avère relativement faible. Tout le monde se trouvant plus ou moins dans le même état de précarité, les écarts de revenus s’avèrent, en toute logique, limités. Ce n’est que lorsque cette société s’enrichit que l’inégalité s’accroît rapidement. Pendant cette période critique, la réussite repose en effet véritablement sur les capacités de chaque individu. Vu que ces facteurs diffèrent fortement d’une personne à l’autre, l’enrichissement au sein de la société se fait aussi de façon très inégale. En somme, la richesse générale se développe à vitesse grand V mais chacun ne profite pas de cette manne dans la même mesure. Dès lors que la société atteint un certain niveau de revenus, les choses changent cependant. Car le citoyen, grâce au vote, peut signaler que la répartition est un sujet essentiel de son point de vue, ce qui conduit progressivement à en faire une priorité politique. On peut dire qu’aujourd’hui, les pays occidentaux sont dans une écrasante majorité dans cette période de forte répartition. Or, cette répartition des richesses est certes honorable, mais elle a aussi, bien évidemment, un effet destructeur sur l’économie. Car cette vaste répartition est aussi un nivellement par le bas, qui ne peut se faire qu’à l’aide de fortes charges sur les hauts revenus, et par l’entremise d’importantes aides accordées aux revenus les plus bas. Autant de systèmees qui nuisent à nos sociétés lorsqu’il s’agit de produire de la richesse. Si la plupart des interventions que j’ai pu suivre lors de ce congrès à Barcelone étaient loin d’être impérissables, cet intervenant m’a cependant fasciné avec son discours : il montrait que la situation européenne est finalement, somme toute, logique. Pour en savoir plus, allez sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Espagne.

Conférence de Madrid sur la méthode philosophique

11 mars 2016 Category :news Off

S’est organisé à Madrid la première conférence internationale de réflexion sur la méthode philosophique. Dans la suite de cette conférence, l’application spontanée et continue d’une telle notion élémentaire sera plus efficace encore qu’aucune démonstration méthodique, pour dissiper complétement toute incertitude réelle sur cette indispensable solidarité entre le système des pouvoirs et des institutions politiques et l’état général de la civilisation correspondante. Mais, malgré cette lumineuse vérification décisive, on n’en doit pas moins attacher une extrême importance, pour la constitution définitive de la science sociale, à l’explication rationnelle et directe de cette grande co-relation, comme je devrai ultérieurement l’entreprendre, par exemple, dans le Traité spécial de philosophie politique que j’ai annoncé en commençant ce volume. Tous les moyens scientifiques devront être alors convenablement combinés pour l’établissement final d’une notion aussi fondamentale, sur laquelle repose principalement le véritable esprit de l’ensemble de la statique sociale, et qui, par sa nature, peut surtout dissiper, plus immédiatement qu’aucune autre théorie sociologique, le funeste caractère absolu de nos diverses écoles politiques. Or, le principe scientifique de cette relation générale consiste essentiellement dans l’évidente harmonie spontanée qui doit toujours tendre à régner entre l’ensemble et les parties du système social, dont les élémens ne sauraient éviter d’être finalement combinés entre eux d’une manière pleinement conforme à leur propre nature. Il est clair, en effet, que non seulement les institutions politiques proprement dites et les moeurs sociales d’une part, les moeurs et les idées de l’autre, doivent être sans cesse réciproquement solidaires; mais, en outre, que tout cet ensemble se rattache constamment, par sa nature, à l’état correspondant du développement intégral de l’humanité, considérée dans tous ses divers modes quelconques d’activité, intellectuelle, morale, et physique, dont aucun système politique, soit temporel, soit spirituel, ne saurait jamais avoir, en général, d’autre objet réel que de régulariser convenablement l’essor spontané, afin de le mieux diriger vers un plus parfait accomplissement de son but naturel préalablement déterminé. Même aux époques révolutionnaires proprement dites, quoique toujours caractérisées par une insuffisante réalisation de cette harmonie fondamentale, elle continue néanmoins à être encore essentiellement appréciable, car elle ne pourrait totalement cesser que par l’entière dissolution de l’organisme social, dont elle constitue le principal attribut. En ces temps exceptionnels, et sauf les seules anomalies fortuites, qui ne sauraient laisser de traces profondes, on peut persister à regarder aussi le régime politique comme étant, à la longue, de toute nécessité, radicalement conforme à l’état correspondant de la civilisation, puisque les lacunes ou les perturbations qui se manifestent alors dans l’un proviennent surtout, en réalité, de dérangemens équivalens dans l’autre. L’immense révolution sociale au milieu de laquelle nous vivons ne fait elle-même que confirmer, d’une manière pleinement décisive, cette inévitable loi sociologique, d’après les explications préliminaires de la quarante-sixième leçon, dont l’ensemble a nettement démontré, contrairement à l’opinion commune, que le déplorable état actuel du régime politique résulte principalement de notre situation intellectuelle et ensuite morale, à laquelle doit d’abord s’adresser toute solution vraiment rationnelle, sans que les orageux essais, tentés ou à tenter, pour la régénération directe du système politique, soient réellement susceptibles d’aucune efficacité fondamentale.

Enquête US sur la compétence de leurs services secrets

11 mars 2016 Category :news Off

Le Congrès des Etats-Unis cherche à élucider pourquoi les services de renseignement américains ne sont pas parvenus à informer à l’avance les législateurs sur les plans de la Russie dans le conflit syrien. Les comités spéciaux des Chambres haute et basse du Congrès envisagent de mener une enquête afin d’établir la façon dont « les services de renseignement ont pu laisser échapper ou sous-estimer des signes d’avertissement d’une importance capitale » concernant les intentions de la Russie d’entamer une opération militaire en Syrie. Les résultats de l’enquête des législateurs complèteront la longue liste des bavures des services secrets américains, telles que l’intégration « inattendue » de la Crimée à la Russie et la construction d’îles artificielles chinoises dans une zone disputée de la mer de Chine méridionale. L’Armée de l’air russe a entamé mercredi dernier une opération militaire contre l’EI en Syrie sur décision du président russe Vladimir Poutine. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d’armes, de munitions et de combustible appartenant à l’EI. L’Armée de l’air russe a entrepris son opération militaire contre l’EI en Syrie à la demande du président syrien, en total accord avec les principes du droit international. Moscou a également démenti les allégations des fonctionnaires américains l’accusant d’avoir attaqué non l’EI, mais des insurgés syriens soutenus par Washington.

Conference travail et liberté de Milan

23 novembre 2015 Category :news Off

Dès lors qu’il est question de libre marché, il ne manque jamais de tartuffes en tout genre pour le diffamer : d’après ces intellectuels qui ont souvent une particule à leur nom, le libre marché porterait atteinte aux prolétariens. Et comme ils seraient profondément humanistes, cela expliquerait leur haine viscérale pour le libre marché. « Si l’on combat le libre marché, c’est parce qu’il est abject avec nos camarades de la plèbe… ». Et à leurs yeux, les pays défavorisés seraient dévastés par la supposée dictature du libre marché et la condition des plus faibles serait complètement démolie par ce dernier. Cette pensée m’a toujours paru fallacieuse, et dans le cadre d’un congrès à Milan, avant-hier, un intervenant a condamné par le menu cette façon de penser. Une démonstration qui a été comme une douce musique à mes oreilles. Car en réalité, on ne saurait trouver une déclaration plus écartée de la vérité : les individus des pays en développement supportent dans la majorité des cas une insuffisance de libre marché. Et ce n’est pas un hasard si les plus pauvres de par le monde résident fréquemment là où les pouvoirs s’évertuent à leur retirer le droit de régir leur vie comme ils le veulent : après tout, entraver le libre marché a comme conséquence directe d’entraver la liberté… Le libre marché est donc en toute logique jugulé, voire supprimé, dans des régimes autoritaires tels que Cuba. Un pouvoir qui n’autorise pas sa population à jouir du droit de voter ne permettra sûrement pas à celle-ci de faire ses propres choix avec le libre marché. Dans ce congrès à Milan, l’intervenant a même poussé plus loin sa démonstration, en signalant que le libre marché était en réalité bénéfique pour les plus défavorisés. Dans le cadre du libre marché, les plus pauvres à travers le monde consacrent en effet à l’heure actuelle une part bien plus faible de leurs budgets à se nourrir que par le passé. Car dans les pays du tiers monde qui ont choisi le libre marché et l’ouverture des frontières à l’importation de produits, les individus bénéficient d’un choix plus conséquent pour les produits, mais aussi à des prix nettement inférieurs. Suivez le lien pour télécharger tous les documents de conseils de ce séminaire en Italie.

Grande conférence catholique annulée

23 novembre 2015 Category :news Off

Suite à la décision du Conseil national de sécurité de maintenir à 4 le niveau d’alerte, Emmanuel Cornu, le président des Grandes conférences catholiques, a pris la décision de reporter à une date ultérieure la conférence qui devait avoir lieu ce lundi 23 novembre à Bruxelles. Elle devait réunir Bertrand Piccard, initiateur et pilote du « Solar Impulse » et Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif de Solvay, entreprise partenaire du projet. Les Grandes conférences catholiques existent depuis 1931. C’est la première fois, depuis leur création, que les responsables doivent annuler une conférence. La rencontre entre MM. Piccard et Clamadieu aura lieu dès qu’une nouvelle date aura pu être trouvée entre les orateurs.

Une conférence pour la Cop21

23 novembre 2015 Category :news Off

« Cop 21, Mieux comprendre pour agir », c’est le thème de la conférence organisée ce lundi 23 novembre, à 20 h 30, à Ancenis. Originaire d’Ancenis, Benoît Lebot, directeur de l’Ipeec (Partenariat international pour la coopération sur l’efficacité énergétique) qui coordonne le plan d’action du G20 sur l’efficacité énergétique, animera la conférence « Cop 21, Mieux comprendre pour agir », ce lundi 23 novembre, à 20 h 30, à la salle du Bois-Jauni, à Ancenis. Une conférence organisée par un collectif associatif d’Ancenis dans le cadre des Semaines de la solidarité internationale, un événement coordonné par la Maison des citoyens du monde de Loire-Atlantique. Benoît Lebot qui également a travaillé comme conseiller technique sur l’énergie, l’environnement et le changement climatique au programme des nations unies pour le développement et à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie en France) parlera du changement climatique. « Comprendre l’effet de serre, son renforcement par les émissions issues de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation, connaître les impacts actuels et à venir du changement climatique sont autant de clés pour adapter nos modes de production et consommation », explique-t-il.

Expérience de séminaire: le vol en apesanteur

19 octobre 2015 Category :news Off

Lors d’un voyage en Californie il y a quelques jours, j’ai vécu une des expériences les plus mémorables qu’un homme puisse vivre : j’ai fait un vol en apesanteur. Une expérience tellement difficile à raconter que j’ai un peu tergiversé avant de rédiger un billet. Je ne voyais pas trop comment trouver les mots. Ce vol incroyable s’est fait à bord d’un Boeing 727 spécialement aménagé pour réaliser des paraboles. J’ai embarqué après un long briefing, tout pimpant dans une magnifique combinaison bleue. En temps normal, j’aurais probablement eu des noeuds dans le ventre au moment de l’embarquement. Mais là, ça s’est passé sans difficulté. Il faut dire qu’avant l’embarquement, un médecin avait donné à tous une dose de scopolamine afin d’éviter d’éprouver le mal de l’air. J’étais donc parfaitement décontracté. A l’approche de la première parabole, j’ai quand même eu une petite appréhension lorsque nous avons rejoint la zone de free floating (une zone capitonnée et dépourvue de siège pour profiter librement de l’apesanteur). On s’est allongés à même le sol en attendant l’instant fatal. Au début de la parabole, on s’est pris 1,8g. On pesait presque 2 fois notre poids habituel, et je pouvais sentir mes yeux se renfoncer dans leurs orbites ! Puis nous avons commencé l’injection et, doucement mais irrésistiblement, mon corps s’est élevé tout seul. Je volais ! Je serais bien incapable de décrire une telle sensation. Autant vouloir décrire le goût qu’a le café à quelqu’un qui n’en a jamais bu. On flotte dans les airs et on perd complètement la sensation de haut/bas. On se rend rapidement compte qu’il est assez difficile de réguler ses mouvements dès lors qu’on n’a plus de poids ! Une simple pichenette contre une des parois et on part comme une balle pour s’écraser contre la paroi opposée. Mais quelle sensation extraordinaire. Dans les 2 premières paraboles, j’ai ainsi pu ressentir la gravité qu’on ressent sur Mars et sur la Lune, et toutes les autres ont été quant à elles en micro gravité. Nous avons eu droit à 15 paraboles en tout, et chacune durait 22 secondes. Ca paraît peu, mais le fait de goûter une sensation impossible à ressentir sur Terre, c’est déjà géant ! Si vous avec l’opportunité de vous lancer un de ces jours, sachez qu’il ne faut pas prendre des produits laitiers avant d’embarquer. Sans quoi, gare aux nausées en apesanteur ! Pour en savoir plus, suivez le lien vers le site du spécialiste du vol en apesanteur.

Conférence sur le développement de Montréal

19 octobre 2015 Category :news Off

Le coeur de BMO Groupe financier est la Banque de Montréal. Ce n’est pas vide de sens. Notre groupe émane de cette ville et sa réussite nous est chère. La Banque de Montréal, la plus vieille au Canada, aura 200 ans l’année où la ville de Montréal en aura 375. C’est dans trois ans. Nous aimerions bien avoir le coeur à la fête d’ici là. Et c’est possible! J’en suis convaincu. Notre métropole concentre trop de talents, de forces, d’atouts stratégiques, de leaders d’influence pour ne pas surmonter ses difficultés. Ces scandales éthiques, ces infrastructures délabrées, cette performance économique faible, ce ne sont pas des fatalités, mais des situations qui se corrigent et se renversent. C’est dans ce contexte que j’ai eu le désir de contribuer de manière positive et non partisane à la réflexion visant à régénérer les forces de Montréal, qui est le premier étendard du Québec sur la scène internationale et qui représente plus de la moitié de son économie. Ce projet est né d’une intuition : il doit bien y avoir, de par le monde, des métropoles comparables à la nôtre qui ont su se relever de périodes difficiles. Comment a-t-on agi pour renverser la vapeur? Quelles sont les conditions de succès qui ont été réunies? De quels atouts disposaient ces villes en comparaison de ceux dont dispose Montréal? Ces questions, je les ai soumises à l’équipe du Boston Consulting Group (BCG), une firme mondiale de consultants en gestion qui s’est établie à Montréal en 2012. Par son réseau international et son regard neuf sur notre métropole, elle m’est apparue le partenaire tout désigné pour mener cette recherche. Les travaux se sont mis en branle au cours de 2012 pour s’intensifier tout au long de 2013.

La Lettonie et la protection de l’enfance

19 octobre 2015 Category :news Off

A l’invitation de la MAI, une délégation lettone s’est rendue à Paris les 10 et 11 octobre dernier. L’objectif de la visite était de procéder à un état des lieux de la coopération bilatérale en matière d’adoption internationale, notamment sur la question des rapports de suivi. Les adoptions d’enfants lettons par des familles françaises ont baissé ces dernières années (44 en 2009, 25 en 2013). Cela s’explique par une progression constante de l’adoption nationale en Lettonie (15 en 2003, 128 en 2012) et la proportion croissante d’enfants à besoins spéciaux proposés à l’étranger. La délégation lettone a mis en avant la prévalence d’enfants grands pour souligner la nécessité de bien préparer les adoptants français à cette réalité. Une rencontre avec l’AFA a ainsi permis d’affiner le périmètre des questions à poser sur l’état de santé de l’enfant adoptable et le délai imparti avant le recueil du consentement des candidats à l’adoption pour un apparentement. L’AC lettone a insisté sur l’impérieuse nécessité pour les parents adoptifs de respecter les engagements souscrits en matière de rapports de suivi relatifs aux conditions de vie et d’éducation des enfants adoptés. Ceux-ci sont envoyés par le biais de l’AFA, dans les délais et formes requis (2 rapports traduits, 1 an puis 2 ans après l’adoption). Le nonrespect de ces obligations pourrait en effet avoir des incidences sur le maintien de l’adoption internationale en Lettonie, le Parlement s’intéressant de près au devenir de ces enfants adoptés. La MAI, pour régler certains dysfonctionnements, s’est engagée à assurer la liaison avec les Conseils Généraux sur ce thème.

Conférence du Bourget sur l’aviation générale

28 août 2015 Category :Uncategorized Off

Le secteur aéronautique est en proie à de profonds bouleversements comme en témoigne la conférence qui vient de s’ouvrir au Bourget, et qui nous livre quelques données clefs. En aviation générale, sur les premiers six mois de l’année 2015, les livraisons d’avions neufs reculent de 9,1% en nombre (1.015 unités) et de 4,6% en valeur (10,4 milliards de dollars), par rapport au premier semestre 2014. Les livraisons d’hélicoptères sont également en retrait : -11% en nombre (447) et -16,8% en valeur (1,9Md$). « Alors que le deuxième trimestre est généralement meilleur que le premier, l’aviation générale continue d’être affectée par le contexte économique et les difficultés du secteur de l’énergie », analyse Pete Bunce, le président de GAMA (General Aviation Manufacturers Association). L’industrie mise sur l’innovation pour s’en sortir. Les constructeurs d’avions légers à piston accusent une forte baisse de leur activité. Au premier semestre 2015 : Cirrus a livré 117 avions contre 140 un an plus tôt, Diamond 82 contre 124, Piper 34 contre 56… En revanche, Tecnam se maintient avec 106 livraisons en 2015 contre 101 sur le premier semestre 2014, et Cessna fait un bond de 78 à 106 unités. La baisse globale des livraisons des turbopropulseurs (27 unités en moins) est dûe en fait, essentiellement, aux difficultés d’Air Tractor qui a livré 22 appareils de moins sur les six premiers mois de l’année. En revanche Daher a livré 25 TBM900 contre 20 un an plus tôt, Pilatus 28 PC12 contre 18 ou encore Textron 45 King Air contre 46. Le secteur résiste bien. Du côté des jets d’affaires, la fragilité de la santé de l’économie mondiale, les tensions en Russie et le ralentissement de la croissance de la Chine impactent directement les constructeurs, à l’image de Dassault qui a vu ses livraisons passer de 25 unités au premier semestre 2014 à 18 en 2015. En valeur, la baisse avoisine 39%. Ces résultats contrastent avec ceux des concurrents directs du français : Bombardier affiche une hausse de la valeur de ses livraisons de 10% et Gulfstream de près de 2%. Sur le marché des hélicoptères légers à piston, Robinson est en recul avec 12 hélicoptères de moins en 2015 par rapport au premier semestre 2014 (174 contre 186). De son côté, Guimbal poursuit sa montée en cadence avec 18 Cabri G2 livrés au premier semestre 2015 contre 7 un an plus tôt. Du côté des hélicoptères à turbine, tous les constructeurs voient leurs livraisons baisser en nombre : Airbus Helicopters (112 contre 145), Agusta Westland (43 contre 48), Bell (74 contre 80), … Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que tous les constructeurs serrent leurs budgets, d’autant que plus aucun d’entre eux ne perçoit les signes avant-coureurs d’une renversement de tendance. La baisse de la croissance chinoise n’est pas faite pour aider (source: avion de chasse)