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Quand tu es perplexe

31 janvier 2019 Catégorie :news Off

Chaque fois que nous sommes perplexes devant des faiblesses qui n’ont pas de sens, remettre en question pourquoi est aussi utile de la bouche d’un adulte que d’un enfant de quatre ans. Si vous Vous ne comprenez pas pourquoi vous avez recommencé à boire après dix ans ou ne pouvez pas trouver du travail fait quand vous l’avez fait avant, ou ne peut pas trouver un meilleur gars quand vous savez quoi vous vous trompez, vous avez le droit de vous demander pourquoi. Poser la question plus une ou deux fois, cependant, est un mouvement semblable à un travail qui peut vous aider à exprimer votre frustration. tration, mais ne vous aidera pas à le surmonter. La neurobiologie nous a appris que chaque action que nous posons dépend de la multiples sous-capacités uniques, et tout ce qu’il faut, c’est qu’une de ces sous-capacités soit faible ou cassé, et notre capacité à fonctionner est compromise. Si vous reprenez à boire, ce n’est pas parce que vous êtes une personne faible, mais parce la boisson déclenche quelque chose dans votre cerveau qui dit: « Je dois le refaire. » Si vous avez des problèmes avec la paperasse, c’est peut-être parce que votre cerveau a du mal à lating ou en utilisant des symboles écrits d’une manière spécifique (nombres, cartes, anglais). Si vous vous ne pouvez pas changer qui vous attire, vous pouvez être dirigé par une partie de votre cerveau qu’il ait été programmé avant la naissance ou quelques années plus tard, il ne peut être changé à présent. Donc, la réponse que vous obtiendrez de votre créateur, lorsque vous le rencontrerez enfin et demander pourquoi, est le même que celui que ta mère a reçu quand elle ne savait pas la réponse et je ne voulais pas perdre de temps – «Parce que je l’ai dit, maintenant va te faire… auto utile.  » Bien sûr, sachant qu’il n’ya pas de réponse fondamentale, ou que, à tout le moins, il n’est durable, ne vous libère pas de la responsabilité de traiter un problème; c’est juste vous épargne de devoir passer un examen sur ses origines. En fonction de votre obsession êtes avec une quête faustienne de la connaissance ou comment évitant vous êtes désordonné, douloureux tâches, vous voudrez ou non aimer mettre la quête de côté, accepter l’incertitude de ne pas comprendre les racines d’un problème et se consacrer néanmoins à la gestion le vieillir. Après avoir abandonné le faux espoir que la compréhension profonde rendrait possible Pour résoudre votre problème, rassemblez votre motivation en examinant vos raisons imposer un changement à vous-même et à votre vie. Le faire pour faire plaisir à quelqu’un ou pour regarder mieux ne sont pas des motivations qui ont tendance à durer; au lieu de cela, décidez vous-même si le changement est nécessaire pour que vous soyez le genre de personne que vous voulez être. Ensuite, si vous trouvez de bonnes raisons enracinées dans vos valeurs, rappelez-vous fréquemment ce qu’elles sont afin d’ignorer la douleur, la frustration et l’humiliation tout en cherchant à renforcer en votre gestion de vous-même. Au lieu d’essayer de résoudre votre problème, utilisez vos meilleurs outils pour le gérer, qu’ils trouvent un programme de réadaptation, un coach d’organisation ou un groupe d’amies dont les opinions sur les secousses vous avez confiance. Ayant abandonné la recherche d’une solution profonde et l’envie de poser des questions, de trouver les motivations qui comptent et d’apprendre à passer à l’action.

Comprendre Socrate

5 novembre 2018 Catégorie :news Off

Socrates est né à Athènes, en Grèce, vers 469 av. et est mort en 399 av. Où- comme les philosophes pré-socratiques ont examiné le monde naturel, Socrate a mis l’accent sur sis sur l’expérience humaine. Il s’est concentré sur la moralité individuelle, s’est demandé ce fait une bonne vie, et discuté de questions sociales et politiques. Son travail et son les idées sont devenues le fondement de la philosophie occidentale. Alors que Socrate est largement en train de considéré comme l’un des hommes les plus sages à avoir jamais vécu, il n’écrivit jamais aucun de ses pensées, et tout ce que nous savons à son sujet est basé sur les œuvres écrites de ses étudiants et contemporains (principalement les œuvres de Platon, Xénophon et Aristo- phanes). Parce que tout ce que nous savons sur Socrates est basé sur des comptes d’autres (souvent fictifs) et ces comptes diffèrent, nous n’avons pas réellement en savoir beaucoup sur lui ou sur ses enseignements. C’est ce qu’on appelle le «problème socratique». D’après les textes des autres, nous pouvons comprendre qu’il était le fils d’une pierre maçon et une sage-femme; il a probablement eu une éducation de base en grec; il n’était pas aes- thétiquement beau (à une époque où la beauté extérieure était très importante); il servi dans l’armée pendant la guerre du Péloponnèse; il a eu trois fils avec un beaucoup plus jeune femme; et il a vécu dans la pauvreté. Il aurait pu travailler comme une pierre maçon avant de se tourner vers la philosophie. Le détail bien documenté, cependant, est la mort de Socrate. Alors que Socrate était en vie, l’état d’Athènes a commencé à décliner. Avoir embarqué Assassinée par Sparte lors de la guerre du Péloponnèse, Athènes connut une crise d’identité sorte et est devenu obsédé par la beauté physique, les idées de richesse et la romantisation le passé. Parce que Socrate était un critique déclaré de ce mode de vie, il a grandi pour avoir beaucoup d’ennemis. En 399 av. J.-C., Socrate fut arrêté et traduit en justice avec accusations de non-religion et de corruption de la jeunesse de la ville. Socrate a été trouvé coupable et a été condamné à mort par boisson toxique. Plutôt que de fuir en exil (ce qu’il a eu la chance de faire), Socrate a bu le poison sans aucune hésitation.      Une citation souvent attribuée à Socrate est la suivante: « Une vie non examinée ne vaut pas la peine d’être vécue. » Socrate croyait que pour qu’une personne soit sage, cette personne doit pouvoir se comprendre. Pour Socrates, les actions d’un individu étaient directement liées à son intelligence et son ignorance. Il croyait que les gens devraient se développer, plutôt que se concentrer sur des objets matériels, et il a cherché à comprendre la différence entre bien agir et être bon. C’est de la manière nouvelle et unique qu’il a connaissance apprise, conscience et moralité que Socrate serait pour toujours changer de philosophie.

Faut-il recentrer l’exploitation des rames TGV sur les lignes à grande vitesse ?

24 août 2018 Catégorie :news Off

En 2014, la SNCF a lancé une réflexion sur les effets économiques d’un recentrage du TGV sur les seules lignes à grande vitesse et sur des dessertes complémentaires sur lignes classiques permettant de couvrir au total environ 40 gares (au lieu de 200 dans le schéma de desserte actuelle). Le résultat de cette étude montre que le chiffre d’affaires baisserait d’environ 15%, mais que la marge opérationnelle augmenterait de plus de 20% et que l’exploitation pourrait être réalisée avec un parc de rames réduit d’un tiers. Cette amélioration donne un ordre de grandeur du coût des obligations de service public implicites qui pèsent sur la SNCF. Toutefois, même si ce modèle d’exploitation s’avère être économiquement plus performant que le modèle actuel, il comporte des limites qui rendraient son application opérationnellement difficile, et financièrement coûteuse. Il y a d’abord la faisabilité opérationnelle d’une reprise par les régions et les TER des destinations qui ne seraient plus assurées par le TGV, qui buterait sur la capacité des gares, notamment à Lyon-Part-Dieu, Marseille Saint-Charles, Bordeaux Saint-Jean ou Lille Europe. Il y a ensuite le coût économique lié aux risques d’une perte de trafic liée aux ruptures de charge, risques amplifiés par la difficulté d’optimiser le système de correspondances (correspondances quai à quai, correspondances courtes, ponctualité quasi parfaite). Enfin la réaction de l’opinion publique et des responsables politiques à la suppression de très nombreuses dessertes aujourd’hui assurées sans correspondance par le TGV serait à l’évidence très négative. Ce modèle d’exploitation très séduisant en théorie est donc très difficile à mettre en œuvre dans la réalité. C’est d’ailleurs pour ces raisons qu’il n’avait pas été retenu par le Conseil d’Administration de la SNCF en 2014, qui avait privilégié le choix d’une politique de volume avec l’évolution à la baisse du prix moyen et le développement d’une offre low-cost. Une remise en cause globale du modèle d’organisation des dessertes TGV, qui viserait à restreindre les circulations de TGV aux seules lignes à grande vitesse, ne semble donc ni justifiée, ni opportune, en particulier dans le contexte de mise en service de quatre nouvelles lignes, qui vont permettre de réduire significativement la part des circulations des TGV sur lignes classiques. En revanche, des optimisations à la marge des dessertes semblent possibles, lorsque les flux de voyageurs sont faibles, lorsque la complémentarité avec d’autres services ferroviaires est bonne, et lorsque la réduction d’une desserte permet de réduire significativement le besoin en matériel roulant. Dans ce contexte, il importe de s’assurer que la tarification de l’infrastructure ne constitue pas un obstacle au maintien de dessertes à faible rentabilité.

Prévenir la cyberviolence

5 juin 2018 Catégorie :news Off

Une réflexion sur les enjeux d’égalité posés par l’éducation à la sexualité paraît un indispensable préalable à la prévention des cyberviolences à caractère sexiste et sexuel. L’adolescence est une période clé des apprentissages concernant la sexualité et du passage à une sexualité génitale. Par la fréquentation assidue du groupe de pairs qu’elle occasionne, l’école est un lieu privilégié de ces apprentissages et il n’est pas rare de voir « fleurir » les jeunes couples au printemps ou de surprendre les premiers « vrais » baisers. Le baiser s’apprend dans l’entre-soi adolescent, entre pairs, il représente un « passage à l’acte » transgressant les normes familiales contrôlant la sexualité. Les filles et les garçons partageraient les mêmes conditions d’accès aux pratiques sexuelles (baiser, premier rapport) et sembleraient rechercher une égale visibilité lorsque les pratiques confortent l’ordre hétérosexuel. Les passages à l’acte au niveau de la sexualité se pré- parent avec les pairs mais aussi sur Internet. Les ressources sont diverses, massives, parfois peu fiables. La pornographie fait partie des contributions aux apprentissages de la sexualité des jeunes parfois bien avant l’adolescence. La fréquentation accidentelle, occasionnelle ou récurrente des supports pornographiques semble être différenciée selon le sexe, les filles déclarant un rapport aux supports pornographiques systématiquement inférieur aux déclarations des garçons et en retirant plus de dégoût alors que les garçons prétendent y trouver une distraction. Les images et les scènes pornographiques sont presque inévitables pour qui fré- quente Internet. La pornographie relèverait d’ailleurs d’une véritable pornosphère mêlant sexe, médias, profit économique et démocratisation du désir (tout type de désirs) d’une diversité rompant avec les normes hétéronormatives. Les effets de la pornographie sont difficiles à évaluer, mais ils semblent nourrir les représentations stéréotypées des relations sexuelles, du désir, du plaisir, les jeunes consommateurs et consommatrices manquant de repères pour exercer un retour critique sur ces images de toute nature. D’après l’Association française de promotion de la santé scolaire, un tiers des usagers et usagères des sites pornographiques seraient des adolescents et des adolescentes. Pour l’ensemble de ces raisons, l’éducation à la sexualité représente un enjeu social qui doit s’appuyer sur un principe d’égalité afin de promouvoir une responsabilité réciproque des filles et des garçons dans les rapports sexuels.

Défenseures et défenseurs des droits humains au Honduras

23 mars 2018 Catégorie :news Off

L’année dernière encore au Honduras, les défenseurs des droits humains, en particulier les militants des droits environnementaux et fonciers, étaient toujours exposés à des violations de leurs droits. Ils ont été la cible de campagnes de dénigrement organisées à la fois par des acteurs étatiques et non étatiques pour discréditer leur travail, et les actes d’intimidation, les menaces et les agressions à leur encontre étaient monnaie courante. En juin, trois membres du Conseil civique d’organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH) ont été attaqués par des assaillants armés alors qu’ils rentraient en voiture d’une réunion. D’après des ONG locales, les autorités ont de nouveau fait un usage abusif du système judiciaire pour harceler et décourager les défenseurs des droits humains. D’autres informations ont fait état d’une force excessive et injustifiée employée par les forces de sécurité au cours de manifestations pacifiques. La grande majorité des agressions contre les défenseurs des droits humains signalées aux autorités demeuraient impunies en raison de multiples obstacles rencontrés lors des enquêtes et des procès. L’enquête sur l’assassinat en mars 2016 de Berta Cáceres, défenseure indigène de l’environnement et cofondatrice du COPINH, a peu progressé. Les auditions publiques de huit suspects arrêtés dans le cadre de cette affaire ont été reportées à plusieurs reprises. Des experts indépendants ont dénoncé le manque de diligence dans cette enquête, notamment l’absence de poursuites contre d’autres personnes potentiellement impliquées dans l’homicide de cette femme. Aucune information n’a été communiquée sur les progrès qu’aurait pu faire le procureur général pour identifier les responsables de cet assassinat. En dépit de quelques avancées, comme la mise en place du Mécanisme national de protection des défenseurs des droits humains, des journalistes, des commentateurs et des fonctionnaires de justice, les efforts déployés pour garantir la protection intégrale des défenseurs des droits humains demeuraient insuffisants. Les nouvelles dispositions du Code pénal sur le terrorisme et les infractions connexes approuvées par le Congrès en février et en septembre ont été formulées de manière vague et excessivement large, en violation du principe de légalité. Elles risquaient de se traduire par une application arbitraire et inadéquate du Code pénal contre les manifestants pacifiques et les défenseurs des droits humains, avec pour conséquence possible une répression toujours plus forte du travail de ces derniers et une entrave aux mouvements sociaux.

Etes-vous stoique

24 janvier 2018 Catégorie :news Off

Le stoïcisme existait comme un germe dans la philosophie cynique (et aussi dans Socrate) comme l’épicurisme dans Aristippus. Zénon était l’élève de Cratès. Dans la jeunesse extrême, il a ouvert une école à Athènes dans le Poecile. Le Poecile était un portique; le portique en grec est stoa, d’où le nom de Stoic. Zeno a enseigné pendant une trentaine d’années; puis, à l’approche de l’âge, il mourut de sa propre main. Zénon pensait, comme Epicure et Socrate, que la philosophie ne devait être que la science de la vie et que la science de la vie reposait sur la sagesse. La sagesse consiste à penser avec justice et à agir correctement; mais penser à juste titre seulement pour agir correctement, ce qui est tout à fait dans l’esprit de Socrate, et éliminer toute la science de la recherche, toute considération de la constitution du monde aussi bien que le total et même les détails de la matière. Là est le stoïcisme plus étroit que l’épicurisme.  En conséquence, l’homme a besoin d’une «logique» claire, précise et sévère (les stoïciens ont été les premiers à utiliser ce mot). Armé de cette arme, et ne l’employant que pour la connaissance de soi et le contrôle de soi, l’homme se rend sage. Le «sage» du stoïcien est une sorte de saint, un surhomme, comme on l’a appelé depuis, très analogue à son Dieu. Tous ses efforts sont concentrés sur la sauvegarde, la conquête et la suppression de ses passions, qui ne sont rien d’autre que des «maladies de l’âme». Dans le monde extérieur, il ignore toutes les «choses du hasard» – tout ce qui ne dépend pas de la volonté humaine – et les considère comme inexistantes: les affections du corps, les douleurs, les souffrances, les malheurs et les humiliations sont ce ne sont pas des maux, ce sont des choses indifférentes. Au contraire, les crimes et les erreurs sont des maux tels qu’ils sont également exécrables, et le sage devrait se reprocher aussi sévèrement pour la moindre faute que pour le plus grand crime – doctrine paradoxale qui a suscité la chaleur des adversaires même respectueux du stoïcisme, notamment Cicero.

Bloggeur pour enfants ?

14 décembre 2017 Catégorie :news Off

J’ai découvert le blog Quatre enfants grâce à ma soeur Daphné. « Je l’aime bien parce que, contrairement à plein de mères de famille sur Instagram, elle ne cache pas que parfois, c’est dur. » Elle, c’est Agnès. 39 ans, mariée, attachée de presse et maman de Raphaël, 10 ans, Gabrielle, 7 ans et de jumeaux de 3 ans, Jules et Louise. Depuis deux ans, elle confie en ligne ses grands moments de joie, ses petites fiertés mais également, souvent, ses coups de blues et ses errements. Elle le fait sur un ton enlevé qui m’a immédiatement séduite. Agnès n’écrit ni pour se plaindre ni pour séduire, elle écrit pour évacuer un trop plein d’émotions et partager son expérience avec d’autres mamans. « Je n’invente pas, je raconte », me résume-t-elle un lumineux matin de novembre. Elle me reçoit un mercredi car elle ne travaille pas ce jour-là. Les enfants sont à l’école, l’appartement de Levallois-Perret (92) calme et en ordre. Cette interview de maman est un peu particulière: Agnès a déjà abordé sur son propre blog tant de thèmes relatifs à la maternité que, plutôt que d’égrainer mes questions habituelles, j’ai envie de réagir à certains de ses posts. À celui sur sa charge mentale par exemple, écrit en mai dernier au moment où tout le monde prenait conscience du fait que non seulement les femmes géraient plus de tâches domestiques que les hommes, mais qu’elles devaient en plus supporter le poids de l’organisation du foyer. Chez elle, la liste des choses à ne pas oublier concernant les enfants était particulièrement longue. La situation a-t-elle évolué depuis? « Oui, je fais en sorte que ça avance. Je rééquilibre le curseur quand ça va trop loin. La personne avec qui je vis depuis mes 18 ans travaille beaucoup et est souvent en déplacement, mais notre organisation est bien rodée: la répartition des tâches se fait en fonction des impératifs et disponibilités de l’agenda de l’autre. » Pour reprendre l’une des questions qu’Agnès pose elle-même aux mères de famille nombreuse qu’elle interviewe sur son blog, rêvait-elle d’avoir beaucoup d’enfants lorsqu’elle était plus jeune? « J’ai toujours voulu en avoir trois, comme mes parents. Quand les jumeaux sont arrivés, j’ai trouvé ça génial. Je voulais même plus d’enfants, cinq ou six au total, pour faire comme Mimi Thorisson, mais je n’étais pas seule à décider. Finalement, on s’arrêtera là. L’important est que je puisse continuer à travailler. On a trouvé notre équilibre. Agnès a grandi à côté de Poissy (78), dans la banlieue de Paris. « Une enfance heureuse, simple, sans drame. J’étais une petite fille très sage, qui rentrait dans toutes les cases. » Son collège et son lycée sont en ZEP. « Il y avait une certaine misère sociale, mais je ne m’en rendais pas compte. Avec notre petit pavillon, nous avions l’impression d’être riches. » Son père est alors dessinateur industriel pour Peugeot, sa mère auxiliaire de vie scolaire (AVS) après avoir été longtemps aide soignante. « L’hôpital, l’usine, c’était notre univers. » À son arrivée à la fac, où elle étudie la communication, le choc est rude. « J’ai pris conscience qu’il existait un autre monde que la banlieue. »

Balade à Cape Town

11 octobre 2017 Catégorie :news Off

Ah, les voyages. C’est presque ma raison d’être, d’une certaine manière. Il y a encore peu, j’ai réalisé un voyage de groupe qui m’a donné l’occasion de découvrir Le Cap. Mais des amis qui n’ont pas ma passion du voyage n’ont pas manqué de me demander comment je pouvais continuer à voyager alors qu’il y a de nos jours des attentats partout. J’ai eu du mal à leur livrer une réponse cohérente sur le moment, tant leur idée m’a frappé. Ce que nous indiquent ces attentats, en vérité, c’est qu’il n’y a plus aucune sécurité totale nulle part, de nos jours. Que ce soit au Moyen-Orient ou dans le Sud de la France, il n’est plus possible de se penser parfaitement à l’abri de tels risques. Néanmoins, il y a deux manières de se comporter face à cela. Soit l’on choisit de ne plus voyager du tout, soit l’on se force à faire comme avant. La première alternative me paraît déraisonnable. Je n’ai jamais compris, par exemple, pourquoi le tourisme baissait pour une destination touchée par les attentats. Evidemment, si des attentats y surviennent régulièrement, c’est une destination à éviter. Je n’irais pas à Kaboul, par exemple. Mais choisir d’éviter Paris parce qu’il y a eu les attentats de 2015 est vraiment stupide, à mes yeux. Parce que les chances d’être victime d’un attentat sont infinitésimales. Plusieurs millions de personnes visitent Paris chaque année, et les attentats n’ont fait au final que 128 morts. Attention, je ne minimise en rien ce drame : j’indique simplement qu’en comparaison du nombre de gens qui y viennent chaque année, il faut garder son sang-froid. Mais par dessus tout, se résoudre à ne plus voyager du fait des risques d’attentat me semble être une forme de capitulation ; c’est modeler son comportement conformément au désir des terroristes : en étant tétanisé par l’inquiétude. D’une certaine manière, c’est comme si, du fait du risque des MST, l’on cessait toute activité sexuelle ! Une prudence qui conduirait à l’extinction de notre espèce ! Sinon, je ne regrette pas ce voyage de groupe. Si vous ne connaissez pas bien, je vous mets en lien l’agence qui l’a planifié. Plus d’information sur cette expérience de voyage groupe à Cape Town en cliquant sur le site de l’organisateur.

Les systèmes de protection sociale en Europe

6 octobre 2017 Catégorie :news Off

Les systèmes de protection sociale diffèrent à travers l’Europe. Les Vingt-sept présentent des systèmes de protection sociale très variés, sur le plan des préférences politiques comme sur celui des budgets. En 2015, les dépenses publiques ont été consacrées à hauteur de 40 % à la protection sociale dans l’UE, soit près d’un cinquième du PIB. Huit États membres – la Finlande, la France, le Danemark, l’Autriche, l’Italie, la Suède, la Grèce et la Belgique – consacraient au moins 20 % de leur PIB à la protection sociale. Les modes de fonctionnement des systèmes de protection sociale reflètent les différentes traditions héritées du siècle dernier. Inventés en Europe à la fin du XIXe siècle, ces systèmes visaient dans un premier temps à relever les défis de l’ère industrielle (voir annexe 1). La plupart d’entre eux se sont développés après la Seconde Guerre mondiale, tandis que d’autres n’ont pris pleinement leur essor que dans les années 80 et 90. Parmi les différences, la taille du budget et la manière dont il est alloué, la source de financement, le degré de couverture des risques au sein de la population et le rôle des partenaires sociaux sont des paramètres essentiels. Les systèmes de protection sociale – combinés à la fiscalité – contribuent à réduire les inégalités de revenus. Aujourd’hui, l’Europe abrite les sociétés les plus égalitaires au monde, bien que des disparités considérables subsistent. En moyenne, les 20 % de ménages les plus riches ont des revenus cinq fois supérieurs à ceux des 20 % les plus pauvres. Selon cette mesure, les inégalités de revenus les plus marquées sont observées en Roumanie, en Lituanie, en Bulgarie, en Lettonie, à Chypre, en Estonie et en Italie. Il existe également d’importantes inégalités de revenus entre les régions au sein des États membres. La crise a eu des conséquences importantes pour de nombreux Européens, qui ont vu leurs revenus stagner ou diminuer. Certes, le revenu disponible réel – en d’autres termes, le revenu dont disposent les ménages après impôts – est de nouveau en hausse ces derniers temps, mais son niveau est, pour l’essentiel, identique à celui de 2008. Enfin, même dans nos sociétés prospères, le risque de pauvreté reste élevé. Selon les estimations, près d’un quart de la population de l’Union des Vingtsept est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale. La pauvreté des enfants demeure également élevée et est en augmentation dans plusieurs États membres. Cela signifie que les enfants concernés ont un accès limité aux soins de santé, qu’ils courent un risque plus élevé de décrochage scolaire et que, plus tard, en tant qu’adultes, ils seront exposés à un risque accru de chômage et de pauvreté. En 2010, les dirigeants de l’UE s’étaient dits déterminés à réduire le nombre de personnes menacées de pauvreté de 20 millions d’ici à 2020. Pourtant, aujourd’hui, l’Europe est loin d’être sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. Jusqu’à présent, le nombre de personnes menacées de pauvreté a augmenté de 1,7 million.

Un vent de laïcité sur l’islam

21 juin 2017 Catégorie :news Off

Durant la colonisation et tout au long de la Guerre froide, les puissances impérialistes ont utilisé les religions pour étouffer toute contestation de leur domination. Ainsi, la France, qui adopta en 1905 une importante loi sur la laïcité de ses institutions, décida immédiatement de ne pas l’appliquer dans les territoires colonisés. On sait aujourd’hui que les printemps arabes étaient une initiative britannique pour placer les Frères musulmans au pouvoir et ainsi affermir la domination anglo-saxonne sur le « Moyen-Orient élargi ». Depuis 16 ans, les Occidentaux accusent à juste titre les musulmans de ne pas faire le ménage chez eux et d’y tolérer des terroristes. Cependant il est aujourd’hui évident que ces terroristes sont soutenus par ces mêmes Occidentaux pour asservir les musulmans au moyen de l’« islam politique ». Londres, Washington et Paris ne s’inquiètent du terrorisme que lorsqu’il déborde du « Moyen-Orient élargi » et jamais ils ne critiquent l’« islam politique », tout au moins chez les sunnites. En prononçant son discours de Riyad, le 21 mai 2017, le président Trump entendait mettre fin au terrorisme qui consume la région et s’étend désormais à l’Occident. Les mots qu’il a prononcés ont fait l’effet d’un électrochoc. Son allocution a été interprétée comme une autorisation d’en finir avec ce système. Ce qui paraissait impensable durant les derniers siècles s’est soudain cristallisé. En acceptant de cesser tout contact avec les Frères musulmans, l’Arabie saoudite s’est déchaînée contre ceux qui poursuivent la collaboration avec les Britanniques, et particulièrement contre le Qatar. Riyad a donné le signal d’une curée qui charrie avec elle beaucoup de frustrations. Par esprit de vengeance bédouine, les relations diplomatiques ont été interrompues, et un blocus économique a été organisé contre la population qatarie ; tandis qu’aux Émirats une peine de 15 ans de prison était instituée pour tout individu qui manifesterait simplement de la compassion pour les habitants du Qatar honni. Un gigantesque déplacement des forces et des alliances a débuté. Si ce mouvement se poursuit, la région va s’organiser autour d’un nouveau clivage. La question de la lutte contre l’impérialisme va s’effacer devant celle de la lutte contre le cléricalisme. Les Européens ont vécu ce clivage durant quatre cent ans, du XVIe au XIXe siècle, mais pas les États-uniens car leur pays a été fondé par la secte des Puritains, qui fuyait ce clivage. La lutte contre le christianisme politique était d’abord un combat contre la prétention du clergé de l’Église catholique de gouverner ses fidèles jusque dans leur chambre à coucher. Elle ne s’est achevée qu’avec Paul VI, qui abandonna la tiare pontificale. Cette triple couronne était censée symboliser que le pape était au-dessus des rois et des empereurs. Comme le christianisme originel qui n’avait pas de prêtres (ceux-ci ne sont arrivés qu’au IIIème siècle), l’islam originel et le sunnisme actuel n’en ont pas. Seul le chiisme s’est structuré comme le catholicisme et l’orthodoxie. De fait, aujourd’hui l’islam politique est incarné par les Frères musulmans et le gouvernement de cheikh Rohani (le titre de cheikh indique que le président Rohani est membre du clergé chiite). Actuellement une alliance cléricale est en cours de formation, avec l’aide du Royaume-Uni. Elle pourrait constituer un bloc comprenant l’Iran, le Qatar, la Turquie, Idleb au Nord-Ouest de la Syrie, et Gaza. Cet ensemble deviendrait le protecteur des Frères musulmans et par conséquent le défenseur de l’usage du terrorisme. En deux semaines la presse arabe, qui jusqu’ici considérait favorablement les Frères musulmans comme une puissante société secrète et le jihadisme comme un engagement légitime, s’est soudain retournée. Partout, chacun y va de sa dénonciation de la prétention des Frères musulmans à régenter la vie des gens et de la folie cruelle du jihadisme. Ce flot de commentaires, les siècles de frustrations qu’ils expriment, leur violence, rend tout retour en arrière impossible ; ce qui ne signifie pas que l’alliance Iran-Qatar-Turquie-Hamas ira jusqu’au bout du chemin. Cette vague révolutionnaire intervient en plein mois de ramadan. Les réunions entre amis et famille qui devraient être des célébrations consensuelles se transforment parfois en contestation de ce qui apparaissait jusque-là être des bases de l’islam. Dans le cas où le clivage pour ou contre le cléricalisme se poursuivrait, on assisterait à une recomposition générale du paysage politique. Par exemple, les Gardiens de la Révolution, qui se sont constitués contre l’impérialisme anglo-saxon, ont accumulé de la rancœur contre le clergé iranien. Beaucoup se souviennent que durant la guerre imposée par l’Irak, les mollahs et ayatollahs se débrouillaient pour planquer leurs enfants, tandis que les Gardiens mourraient sur le champ de bataille. Mais, affaiblis durant le premier mandat Rohani, il est peu probable qu’ils oseront se lever contre le pouvoir civilo-religieux. Par contre le Hezbollah libanais est dirigé par sayyed Hassan Nasrallah (ici le titre de sayyed indique qu’il est descendant direct du prophète Mahomet), une personnalité qui promeut la séparation de la sphère publique et de la sphère privée. Bien qu’ayant une fonction religieuse et une autre politique, il s’est toujours opposé à confondre les deux, tout en acceptant le principe platonicien du Velayat-e faqih (c’est-à-dire du gouvernement par un sage). Il est donc peu probable que le Hezbollah suivra le gouvernement Rohani.