Home> Blog Archives

Blog Archives

Séminaire sur le made in France

3 mars 2015 Catégorie :news Off

Depuis près de trois ans, le Made in France, porté par l’ex-ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, fait l’objet de nombreuses interrogations et problématiques. Mais quelle est la place du Made in France dans une production et une économie mondialisée ? Et surtout quel peut être son avenir ? Cette notion ne date pas d’hier. Elle se traduit aujourd’hui par des labels, mais elle existe dans l’inconscient collectif depuis des siècles, grâce aux savoir-faire acquis au fil du temps. La France est à l’avant-garde de nombreuses créations. Je pense que nous devons être fiers de notre pays et de notre patrimoine. Aujourd’hui, nous prenons conscience de la valeur du Made in France car il semble être en péril à cause de la mondialisation. Les artisans, entrepreneurs, citoyens ainsi que le gouvernement doivent préserver et faire vivre ce savoir-faire. Les premiers critères de choix qui viennent à l’esprit des consommateurs au moment de l’acte d’achat sont la qualité et le prix. Le pays de fabrication, lui, n’arrive qu’après. Seulement 15% de la population française le considèrent comme une donnée prépondérante. C’est là tout le paradoxe du Made in France car parallèlement, 56% affirment qu’acheter un produit fabriqué en France, c’est soutenir l’industrie française et le marché de l’emploi dans le pays. Nous parlons « d’acheter français », mais le vrai défi n’est-il pas de « produire français » ? Les entreprises prenant ce parti ne sont pas assez informées, aidées, ni valorisées. J’ai l’impression que nous, entrepreneurs de PME, passons à côté des accompagnements et subventions mis en place par l’État. Et nous sommes malheureusement accablés de charges. Bien-sûr, je pourrais délocaliser ma production vers l’Inde ou la Chine, et mes coûts salariaux seraient plus faibles. Mais cela au détriment de la réactivité et d’une qualité irremplaçable. Le maintien de la créativité et du savoir-faire sont des valeurs qui me sont chères. Mais pas seulement ! Il y a aussi une dimension humaine qui rentre en jeu avec l’envie de créer des emplois. Il faut être Made in France dans sa globalité. Le Made in France s’inscrit dans la mondialisation. Pour faire perdurer nos particularités, le gouvernement et les entreprises doivent s’entraider. Le Made in France n’existera que si nous sommes solidaires. Selon moi, son avenir réside dans la mise en place d’une politique d’interaction entre les entrepreneurs, à travers un réseau solide. Le but étant de créer de réelles informations de marché que nous pourrons partager. Produire français, voilà quelque chose de méritant. C’est mettre l’esthétique au service de l’idée et la passion au service de la qualité. Comme je le dis toujours : la beauté est au business ce que le romantisme est à l’amour, chaque détail compte. J’ai l’intime conviction que le Made in France a toute sa place dans la mondialisation grâce à la traçabilité et l’authenticité de nos produits. Cela passe donc par des labels dont l’importance est primordiale. Reste encore à trouver un accord sur la part de valeur ajoutée créée sur le sol français…