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Conférence du Bourget sur l’aviation générale

28 août 2015 Catégorie :Uncategorized Off

Le secteur aéronautique est en proie à de profonds bouleversements comme en témoigne la conférence qui vient de s’ouvrir au Bourget, et qui nous livre quelques données clefs. En aviation générale, sur les premiers six mois de l’année 2015, les livraisons d’avions neufs reculent de 9,1% en nombre (1.015 unités) et de 4,6% en valeur (10,4 milliards de dollars), par rapport au premier semestre 2014. Les livraisons d’hélicoptères sont également en retrait : -11% en nombre (447) et -16,8% en valeur (1,9Md$). « Alors que le deuxième trimestre est généralement meilleur que le premier, l’aviation générale continue d’être affectée par le contexte économique et les difficultés du secteur de l’énergie », analyse Pete Bunce, le président de GAMA (General Aviation Manufacturers Association). L’industrie mise sur l’innovation pour s’en sortir. Les constructeurs d’avions légers à piston accusent une forte baisse de leur activité. Au premier semestre 2015 : Cirrus a livré 117 avions contre 140 un an plus tôt, Diamond 82 contre 124, Piper 34 contre 56… En revanche, Tecnam se maintient avec 106 livraisons en 2015 contre 101 sur le premier semestre 2014, et Cessna fait un bond de 78 à 106 unités. La baisse globale des livraisons des turbopropulseurs (27 unités en moins) est dûe en fait, essentiellement, aux difficultés d’Air Tractor qui a livré 22 appareils de moins sur les six premiers mois de l’année. En revanche Daher a livré 25 TBM900 contre 20 un an plus tôt, Pilatus 28 PC12 contre 18 ou encore Textron 45 King Air contre 46. Le secteur résiste bien. Du côté des jets d’affaires, la fragilité de la santé de l’économie mondiale, les tensions en Russie et le ralentissement de la croissance de la Chine impactent directement les constructeurs, à l’image de Dassault qui a vu ses livraisons passer de 25 unités au premier semestre 2014 à 18 en 2015. En valeur, la baisse avoisine 39%. Ces résultats contrastent avec ceux des concurrents directs du français : Bombardier affiche une hausse de la valeur de ses livraisons de 10% et Gulfstream de près de 2%. Sur le marché des hélicoptères légers à piston, Robinson est en recul avec 12 hélicoptères de moins en 2015 par rapport au premier semestre 2014 (174 contre 186). De son côté, Guimbal poursuit sa montée en cadence avec 18 Cabri G2 livrés au premier semestre 2015 contre 7 un an plus tôt. Du côté des hélicoptères à turbine, tous les constructeurs voient leurs livraisons baisser en nombre : Airbus Helicopters (112 contre 145), Agusta Westland (43 contre 48), Bell (74 contre 80), … Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que tous les constructeurs serrent leurs budgets, d’autant que plus aucun d’entre eux ne perçoit les signes avant-coureurs d’une renversement de tendance. La baisse de la croissance chinoise n’est pas faite pour aider (source: avion de chasse)

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Conférence de connaissance du logement en France

28 août 2015 Catégorie :Uncategorized Off

Une conférence s’est ouverte à Paris pour définir les outils de la connaissance du marché du logement en France. Et c’est un thème relativement complexe. Les chiffres de la base de données Sit@del2 distinguent construction neuve (bâtiment totalement nouveau) et construction sur existant (bâtiment s’appuyant sur une partie existante comme des transformations de locaux en logements ou la construction de logement attenant à un bâtiment existant). Les chiffres portent sur le nombre total de logements répartis en logements ordinaires (logements individuels purs ou groupés, logements collectifs) et logements en résidence (pour personnes âgées, pour étudiants, pour touristes, etc.), ces derniers se caractérisant par la fourniture de services individualisés (de loisirs, de restauration, de soins ou autres) en sus du gîte. Les foyers et les hôtels qui ne comportent que des chambres et des services communs ne sont pas classés dans les logements mais dans les locaux d’hébergement. La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis délivrés) et aux mises en chantier transmises par les directions départementales des territoires et par les communes instructrices. Les informations relatives aux autorisations dites données « en date de prise en compte » sont transmises par les services instructeurs ; leur remontée intervient dans les six mois après le prononcé. Les déclarations de mises en chantier dites données « en date réelle » sont transmises à l’initiative des pétitionnaires ; leur remontée intervient dans les dix-huit mois après l’ouverture de chantier. Etant donné ce délai de remontée des informations, seules les données en « date de prise en compte » sont disponibles pour les années récentes, c’est-à-dire à la date à laquelle l’événement (autorisation, ouverture de chantier, etc.) est enregistré dans la base de données Sit@del2. Les données actuellement publiées tous les mois et portant sur l’activité du mois précédent ne reflètent donc pas la réalité de la construction du mois en question. Ces informations, certes disponibles rapidement, ne permettent donc pas aujourd’hui d’assurer un suivi conjoncturel fiable de l’activité du secteur de la construction et manque donc de fiabilité. Les données dites en « dates réelles » sont connues avec un long délai entre la réalité qu’elles reflètent et le moment à partir duquel cette réalité peut être traduite en chiffres. Ainsi, seuls les chiffres pour les années antérieures sont estimés en « date réelle ». Par ailleurs, étant donné que les déclarations de mises en chantier sont renseignées dans la base de données à l’initiative du pétitionnaire et donc non obligatoires, les mises en chantier de logements publiées en date réelle à partir de Sit@del2 diffèrent du niveau réel de mises en chantier sur le territoire.

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Séminaire stratégique du Maroc

28 août 2015 Catégorie :Uncategorized Off

Les célébrations du 10e anniversaire de l’accession au trône du roi Mohammed VI ont été l’occasion de multiples rétrospectives et commémorations, de la part des observateurs nationaux comme internationaux. A plusieurs égards, il y avait un certain nombre de raisons de se réjouir, l’économie du pays ayant été tirée vers le haut de manière substantielle au cours des 7 dernières années par une conjoncture internationale et des conditions climatiques favorables : la situation économique du Maroc peut ainsi raisonnablement être considérée certains égards comme satisfaisante. Ainsi, une croissance moyenne plus élevée, une démographie stabilisée, des fondamentaux macroéconomiques corrects et une stabilité institutionnelle avérée sont autant d’acquis à valoriser et à préserver. La récente bonne résistance du pays à la crise internationale étant par ailleurs également à remarquer. Cependant, force est de constater que si plusieurs contributions visant à célébrer les progrès économiques et sociaux du pays ( » al injazate « ) sont régulièrement publiées, peu d’analyses plus équilibrées et approfondies existent. Pourtant, il est essentiel de pouvoir discuter en toute transparence et franchise de la situation du pays, en évitant le double écueil de la critique sans nuance et de l’autosatisfaction sans réserve. C’est dans cette perspective que se place cette contribution : une participation au débat sur la politique économique du pays, abordée sous un angle différent, qui met sur la table de manière franche certaines questions qui valent la peine, à notre sens, d’être discutées. Plus fondamentalement, l’idée directrice de cette analyse est que la célébration sans réserve des réalisations passées (sans discuter même de la matérialité de ces réalisations) n’est que de peu d’utilité au pays. Nul ne peut nier que le Maroc a fait des progrès. Mais nul ne peut nier que le chemin demeure long et que ce qui reste à faire est conséquent. Le parti pris de cette contribution est de refuser toute vision manichéenne de la réalité économique du pays, et de rejeter le faux dilemme présenté aux citoyens sincèrement intéressés par la chose publique : applaudir sans réserve ou se retrouver accusés de  » nihilisme « . Il est donc essentiel de trouver le nécessaire équilibre entre ces deux attitudes hélas trop prévalentes au Maroc. Ce dilemme artificiel est créé par ceux qui souhaitent étouffer le débat public, et surtout, militent activement pour que les marocains ne jugent leurs décideurs économiques que sur la base d’un test  » a minima  » : fait-on mieux qu’avant ? Ceci, de notre point de vue, n’est ni la bonne question, ni le bon test : la vraie question à poser est de savoir si, toutes choses étant égales par ailleurs, nous faisons mieux que nos concurrents, nous rattrapons notre retard, et surtout, si nos choix sont ceux qui, à tout moment, maximisent le potentiel du Maroc, de ses femmes et de ses hommes. Autrement dit, la question n’est pas celle du progrès du Maroc (celle-ci est évidente : le Maroc est un pays politiquement stable, doté de compétences humaines solides, et en paix; pourquoi ne progresserait-il pas ?), mais plutôt du rythme et la nature de ces progrès, car nous avons un retard à combler. Nous nous devons donc, à nous-mêmes, à notre pays et à nos concitoyens les moins favorisés, d’avoir un niveau d’exigence beaucoup plus élevé vis-à-vis de nos dirigeants économiques. Et c’est à cette question que cette contribution essaie, modestement, de répondre : le rythme de nos progrès est-il suffisant ?

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