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Balade à Cape Town

11 octobre 2017 Catégorie :news Off

Ah, les voyages. C’est presque ma raison d’être, d’une certaine manière. Il y a encore peu, j’ai réalisé un voyage de groupe qui m’a donné l’occasion de découvrir Le Cap. Mais des amis qui n’ont pas ma passion du voyage n’ont pas manqué de me demander comment je pouvais continuer à voyager alors qu’il y a de nos jours des attentats partout. J’ai eu du mal à leur livrer une réponse cohérente sur le moment, tant leur idée m’a frappé. Ce que nous indiquent ces attentats, en vérité, c’est qu’il n’y a plus aucune sécurité totale nulle part, de nos jours. Que ce soit au Moyen-Orient ou dans le Sud de la France, il n’est plus possible de se penser parfaitement à l’abri de tels risques. Néanmoins, il y a deux manières de se comporter face à cela. Soit l’on choisit de ne plus voyager du tout, soit l’on se force à faire comme avant. La première alternative me paraît déraisonnable. Je n’ai jamais compris, par exemple, pourquoi le tourisme baissait pour une destination touchée par les attentats. Evidemment, si des attentats y surviennent régulièrement, c’est une destination à éviter. Je n’irais pas à Kaboul, par exemple. Mais choisir d’éviter Paris parce qu’il y a eu les attentats de 2015 est vraiment stupide, à mes yeux. Parce que les chances d’être victime d’un attentat sont infinitésimales. Plusieurs millions de personnes visitent Paris chaque année, et les attentats n’ont fait au final que 128 morts. Attention, je ne minimise en rien ce drame : j’indique simplement qu’en comparaison du nombre de gens qui y viennent chaque année, il faut garder son sang-froid. Mais par dessus tout, se résoudre à ne plus voyager du fait des risques d’attentat me semble être une forme de capitulation ; c’est modeler son comportement conformément au désir des terroristes : en étant tétanisé par l’inquiétude. D’une certaine manière, c’est comme si, du fait du risque des MST, l’on cessait toute activité sexuelle ! Une prudence qui conduirait à l’extinction de notre espèce ! Sinon, je ne regrette pas ce voyage de groupe. Si vous ne connaissez pas bien, je vous mets en lien l’agence qui l’a planifié. Plus d’information sur cette expérience de voyage groupe à Cape Town en cliquant sur le site de l’organisateur.

Les systèmes de protection sociale en Europe

6 octobre 2017 Catégorie :news Off

Les systèmes de protection sociale diffèrent à travers l’Europe. Les Vingt-sept présentent des systèmes de protection sociale très variés, sur le plan des préférences politiques comme sur celui des budgets. En 2015, les dépenses publiques ont été consacrées à hauteur de 40 % à la protection sociale dans l’UE, soit près d’un cinquième du PIB. Huit États membres – la Finlande, la France, le Danemark, l’Autriche, l’Italie, la Suède, la Grèce et la Belgique – consacraient au moins 20 % de leur PIB à la protection sociale. Les modes de fonctionnement des systèmes de protection sociale reflètent les différentes traditions héritées du siècle dernier. Inventés en Europe à la fin du XIXe siècle, ces systèmes visaient dans un premier temps à relever les défis de l’ère industrielle (voir annexe 1). La plupart d’entre eux se sont développés après la Seconde Guerre mondiale, tandis que d’autres n’ont pris pleinement leur essor que dans les années 80 et 90. Parmi les différences, la taille du budget et la manière dont il est alloué, la source de financement, le degré de couverture des risques au sein de la population et le rôle des partenaires sociaux sont des paramètres essentiels. Les systèmes de protection sociale – combinés à la fiscalité – contribuent à réduire les inégalités de revenus. Aujourd’hui, l’Europe abrite les sociétés les plus égalitaires au monde, bien que des disparités considérables subsistent. En moyenne, les 20 % de ménages les plus riches ont des revenus cinq fois supérieurs à ceux des 20 % les plus pauvres. Selon cette mesure, les inégalités de revenus les plus marquées sont observées en Roumanie, en Lituanie, en Bulgarie, en Lettonie, à Chypre, en Estonie et en Italie. Il existe également d’importantes inégalités de revenus entre les régions au sein des États membres. La crise a eu des conséquences importantes pour de nombreux Européens, qui ont vu leurs revenus stagner ou diminuer. Certes, le revenu disponible réel – en d’autres termes, le revenu dont disposent les ménages après impôts – est de nouveau en hausse ces derniers temps, mais son niveau est, pour l’essentiel, identique à celui de 2008. Enfin, même dans nos sociétés prospères, le risque de pauvreté reste élevé. Selon les estimations, près d’un quart de la population de l’Union des Vingtsept est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale. La pauvreté des enfants demeure également élevée et est en augmentation dans plusieurs États membres. Cela signifie que les enfants concernés ont un accès limité aux soins de santé, qu’ils courent un risque plus élevé de décrochage scolaire et que, plus tard, en tant qu’adultes, ils seront exposés à un risque accru de chômage et de pauvreté. En 2010, les dirigeants de l’UE s’étaient dits déterminés à réduire le nombre de personnes menacées de pauvreté de 20 millions d’ici à 2020. Pourtant, aujourd’hui, l’Europe est loin d’être sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. Jusqu’à présent, le nombre de personnes menacées de pauvreté a augmenté de 1,7 million.