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Balade aérienne dans la Creuse

18 décembre 2017 Catégorie :aviation Off

Cette semaine, je me suis rendu dans la Creuse pour une initiation au pilotage d’avion. Ce premier vol m’a conduit à survoler le lac de Vassivière, un site « de toute beauté » (comme dirait l’autre) où je me rendais souvent il y a une époque. C’est un endroit que je connais bien (j’ai vécu à Eymoutiers pendant deux ans, qui se trouve à moins d’une demi-heure de là), mais qui est assez peu connu des gens. C’est pourtant un endroit qui gagne à être connu, un trésor de nature et d’art contemporain, un site dont la seule vue m’a toujours apaisé, chaque fois que je me promenais sur ses berges ou ses eaux, en barque. J’ai retrouvé la même sensation en le redécouvrant du ciel. La beauté de ce lac est difficile à présenter. Je vais essayer de vous le décrire tel que je l’ai aperçu du cockpit. Il apparaît au loin, comme une surface de plomb au milieu d’une plaine de verdure. Puis il devient d’un bleu soutenu, d’un bleu roi qui tranche avec la nature… et puis tout à coup le voilà qui se grise légèrement. Soudain, il devient plus foncé, il s’assombrit. On comprend alors que cet immense plan d’eau, cette véritable mer intérieure, n’est que le reflet du ciel parfois changeant du Limousin. Il suffit de lever la tête pour découvrir, en l’air, la copie conforme de ce tableau aquatique qui semble défiler sous nos yeux. Ce lac a toujours été pour moi une symphonie pour les yeux. Mais autant vous le présenter vu de la terre, puisque c’est probablement ainsi que vous le découvrirez. Une route spécialement aménagée permet de faire le tour de ce vaste lac de près de 1 000 hectares, qui n’est en fait que le résultat d’un puissant barrage arrêtant notamment les eaux de la Maulde. Tel un gigantesque cirque antique, d’imposantes collines boisées, semblables à des gradins interminables, entourent cette piste imaginaire faite, non pas de sable jaune mais d’eau calme, et où se pratiquent de nombreux jeux grâce aux bases nautiques, aux plages, aux trois ports ou aux écoles de voile. Mais les amoureux de nature ne sont pas les seuls à être comblés lors de leur visite. Car la perle de ce joyau est, comme toujours, cachée en son centre, enchâssée dans cette nature, protégée par les eaux du lac. Il s’agit de l’île de Vassivière où se trouve le Centre d’art contemporain. Dans ce lieu magique, de nombreuses sculptures sont installées dans la nature, dans des parcs proposant de véritables itinéraires de découverte. Bart et la flore se mêlent dans un bonheur presque primitif. Et puis il y a ce phare qui nous guide, pour nous attirer jusque dans une longue galerie où sont présentées des expositions temporaires. Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce lac, si vous passez par Limoges et Clermont-Ferrand. Ah, et si vous êtes davantage intéressé par le pilotage d’avion plutôt que par l’art ou les activités nautiques, j’ai une adresse qui devrait faire votre bonheur. Suivez le lien vers ce stage de pilotage avion pour en savoir plus.

Bloggeur pour enfants ?

14 décembre 2017 Catégorie :news Off

J’ai découvert le blog Quatre enfants grâce à ma soeur Daphné. « Je l’aime bien parce que, contrairement à plein de mères de famille sur Instagram, elle ne cache pas que parfois, c’est dur. » Elle, c’est Agnès. 39 ans, mariée, attachée de presse et maman de Raphaël, 10 ans, Gabrielle, 7 ans et de jumeaux de 3 ans, Jules et Louise. Depuis deux ans, elle confie en ligne ses grands moments de joie, ses petites fiertés mais également, souvent, ses coups de blues et ses errements. Elle le fait sur un ton enlevé qui m’a immédiatement séduite. Agnès n’écrit ni pour se plaindre ni pour séduire, elle écrit pour évacuer un trop plein d’émotions et partager son expérience avec d’autres mamans. « Je n’invente pas, je raconte », me résume-t-elle un lumineux matin de novembre. Elle me reçoit un mercredi car elle ne travaille pas ce jour-là. Les enfants sont à l’école, l’appartement de Levallois-Perret (92) calme et en ordre. Cette interview de maman est un peu particulière: Agnès a déjà abordé sur son propre blog tant de thèmes relatifs à la maternité que, plutôt que d’égrainer mes questions habituelles, j’ai envie de réagir à certains de ses posts. À celui sur sa charge mentale par exemple, écrit en mai dernier au moment où tout le monde prenait conscience du fait que non seulement les femmes géraient plus de tâches domestiques que les hommes, mais qu’elles devaient en plus supporter le poids de l’organisation du foyer. Chez elle, la liste des choses à ne pas oublier concernant les enfants était particulièrement longue. La situation a-t-elle évolué depuis? « Oui, je fais en sorte que ça avance. Je rééquilibre le curseur quand ça va trop loin. La personne avec qui je vis depuis mes 18 ans travaille beaucoup et est souvent en déplacement, mais notre organisation est bien rodée: la répartition des tâches se fait en fonction des impératifs et disponibilités de l’agenda de l’autre. » Pour reprendre l’une des questions qu’Agnès pose elle-même aux mères de famille nombreuse qu’elle interviewe sur son blog, rêvait-elle d’avoir beaucoup d’enfants lorsqu’elle était plus jeune? « J’ai toujours voulu en avoir trois, comme mes parents. Quand les jumeaux sont arrivés, j’ai trouvé ça génial. Je voulais même plus d’enfants, cinq ou six au total, pour faire comme Mimi Thorisson, mais je n’étais pas seule à décider. Finalement, on s’arrêtera là. L’important est que je puisse continuer à travailler. On a trouvé notre équilibre. Agnès a grandi à côté de Poissy (78), dans la banlieue de Paris. « Une enfance heureuse, simple, sans drame. J’étais une petite fille très sage, qui rentrait dans toutes les cases. » Son collège et son lycée sont en ZEP. « Il y avait une certaine misère sociale, mais je ne m’en rendais pas compte. Avec notre petit pavillon, nous avions l’impression d’être riches. » Son père est alors dessinateur industriel pour Peugeot, sa mère auxiliaire de vie scolaire (AVS) après avoir été longtemps aide soignante. « L’hôpital, l’usine, c’était notre univers. » À son arrivée à la fac, où elle étudie la communication, le choc est rude. « J’ai pris conscience qu’il existait un autre monde que la banlieue. »