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Un saut en parachute

5 juin 2019 Catégorie :aviation Off

Ca peut paraître curieux, surtout pour mes proches qui connaissent ma sensibilité au vertige. Mais on n’agit pas toujours de manière logique, dans la vie. Et mardi dernier, en dépit de ce handicap, j’ai réalisé un saut en parachute. Tout a commencé dans un minuscule aérodrome dans le Nord Pas-de-Calais. A peine arrivé, une secrétaire m’a demandé qui j’avais choisi en tant que légataire de l’assurance en cas de décès… Ca commençait bien, comme journée ! Après avoir signé la paperasse, j’ai fait la connaissance de mon moniteur : Baptiste. Rien de moins que le type à qui j’allais remettre ma vie entre ses mains, puisque c’est lui qui allait diriger le saut en tandem, et lui qui porterait le parachute. Il m’a d’emblée mis à l’aise en me tutoyant. La dernière fois que j’ai pu ressentir cette atmosphère conviviale, c’était l’été dernier, quand je me suis initié au rafting avec des professionnels. Baptiste m’a expliqué les consignes à suivre pendant l’expérience : essayer de rester souple (pas évident quand on est stressé) et se laisser flotter (tout en restant tonique). Puis nous avons enfilé nos harnais et il m’a fourni mes lunettes de saut. L’élastique me serrait la tête, mais c’était mieux que de les paumer en cours de route, n’est-ce pas ? Nous avons ensuite rejoint le coucou qui nous attendait en bordure de piste. Le confort était, comment dire, rudimentaire ; nous avons dû nous asseoir sur le plancher car il n’y avait pas de siège dans l’habitacle. Mais tout cela était au fond sans importance, et quelques minutes plus tard, l’appareil a pris son envol. Je prends l’avion presque chaque mois, mais n’avais pas encore testé un aussi petit appareil. Et, avec le recul, c’est une expérience dont je me serais bien passé. Ca a été la seule partie désagréable de l’expérience. L’appareil oscillait à la moindre rafale de vent, et je me suis vite dit qu’il allait falloir serrer les dents si je voulais garder mon petit-déjeuner à l’intérieur. Mais le côté positif, c’est que j’étais trop concentré sur la nausée et les secousses pour penser au vol et stresser. Après 30 minutes de vol (30 longues minutes !), on a enfin atteint l’altitude requise pour le saut. Baptiste a bouclé mon harnais au sien et nous a rapproché de la porte latérale. En temps normal, la hauteur (3500 m !) m’aurait sûrement fait paniquer. Mais là, j’ai seulement savouré l’air frais sur mon visage. Ca faisait tellement de bien que j’étais presque impatient de sauter. J’ai pris position, comme Baptiste me l’avait demandé, et attendu que celui-ci se lance. A la sortie de l’appareil, nous avons commencé par faire un petit saut périlleux arrière, ce qui m’a donné un instant l’impression de voler sur le dos, puis on s’est stabilisés. Et ensuite… la suite était au-delà des mots. Extraordinaire. Magnifique. Parfait. Une minute chargée d’adrénaline. Mon visage était déformé par l’effet du vent, j’avais la sensation de voler. Le parachute s’est ouvert brutalement et ça m’a aussitôt ramené un début de nausée. Décidément. Baptiste m’a proposé de prendre les commandes du parachute, ce qui m’a permis de me concentrer sur autre chose que la nausées. J’ai ainsi pu m’amuser à nous faire passer dans des nuages jusqu’à ce que l’approche du sol m’oblige à rendre les commandes. Quelques minutes plus tard, nous avons finalement retrouvé le tarmac. Baptiste m’a dit que la plupart des gens qui ont fait un premier saut disent vouloir en faire un autre. Et je comprends très bien pourquoi ! Cela dit, c’est une expérience que je ne recommande pas aux gens facilement malades dans les manèges ou dans les transports ! A lire sur le site du saut en parachute.