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Les systèmes de protection sociale en Europe

Posted on 6 octobre 2017 | Commentaires fermés

Les systèmes de protection sociale diffèrent à travers l’Europe. Les Vingt-sept présentent des systèmes de protection sociale très variés, sur le plan des préférences politiques comme sur celui des budgets. En 2015, les dépenses publiques ont été consacrées à hauteur de 40 % à la protection sociale dans l’UE, soit près d’un cinquième du PIB. Huit États membres – la Finlande, la France, le Danemark, l’Autriche, l’Italie, la Suède, la Grèce et la Belgique – consacraient au moins 20 % de leur PIB à la protection sociale. Les modes de fonctionnement des systèmes de protection sociale reflètent les différentes traditions héritées du siècle dernier. Inventés en Europe à la fin du XIXe siècle, ces systèmes visaient dans un premier temps à relever les défis de l’ère industrielle (voir annexe 1). La plupart d’entre eux se sont développés après la Seconde Guerre mondiale, tandis que d’autres n’ont pris pleinement leur essor que dans les années 80 et 90. Parmi les différences, la taille du budget et la manière dont il est alloué, la source de financement, le degré de couverture des risques au sein de la population et le rôle des partenaires sociaux sont des paramètres essentiels. Les systèmes de protection sociale – combinés à la fiscalité – contribuent à réduire les inégalités de revenus. Aujourd’hui, l’Europe abrite les sociétés les plus égalitaires au monde, bien que des disparités considérables subsistent. En moyenne, les 20 % de ménages les plus riches ont des revenus cinq fois supérieurs à ceux des 20 % les plus pauvres. Selon cette mesure, les inégalités de revenus les plus marquées sont observées en Roumanie, en Lituanie, en Bulgarie, en Lettonie, à Chypre, en Estonie et en Italie. Il existe également d’importantes inégalités de revenus entre les régions au sein des États membres. La crise a eu des conséquences importantes pour de nombreux Européens, qui ont vu leurs revenus stagner ou diminuer. Certes, le revenu disponible réel – en d’autres termes, le revenu dont disposent les ménages après impôts – est de nouveau en hausse ces derniers temps, mais son niveau est, pour l’essentiel, identique à celui de 2008. Enfin, même dans nos sociétés prospères, le risque de pauvreté reste élevé. Selon les estimations, près d’un quart de la population de l’Union des Vingtsept est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale. La pauvreté des enfants demeure également élevée et est en augmentation dans plusieurs États membres. Cela signifie que les enfants concernés ont un accès limité aux soins de santé, qu’ils courent un risque plus élevé de décrochage scolaire et que, plus tard, en tant qu’adultes, ils seront exposés à un risque accru de chômage et de pauvreté. En 2010, les dirigeants de l’UE s’étaient dits déterminés à réduire le nombre de personnes menacées de pauvreté de 20 millions d’ici à 2020. Pourtant, aujourd’hui, l’Europe est loin d’être sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. Jusqu’à présent, le nombre de personnes menacées de pauvreté a augmenté de 1,7 million.

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