Grande conférence catholique annulée

23 novembre 2015 Category :news Off

Suite à la décision du Conseil national de sécurité de maintenir à 4 le niveau d’alerte, Emmanuel Cornu, le président des Grandes conférences catholiques, a pris la décision de reporter à une date ultérieure la conférence qui devait avoir lieu ce lundi 23 novembre à Bruxelles. Elle devait réunir Bertrand Piccard, initiateur et pilote du « Solar Impulse » et Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif de Solvay, entreprise partenaire du projet. Les Grandes conférences catholiques existent depuis 1931. C’est la première fois, depuis leur création, que les responsables doivent annuler une conférence. La rencontre entre MM. Piccard et Clamadieu aura lieu dès qu’une nouvelle date aura pu être trouvée entre les orateurs.

Une conférence pour la Cop21

23 novembre 2015 Category :news Off

« Cop 21, Mieux comprendre pour agir », c’est le thème de la conférence organisée ce lundi 23 novembre, à 20 h 30, à Ancenis. Originaire d’Ancenis, Benoît Lebot, directeur de l’Ipeec (Partenariat international pour la coopération sur l’efficacité énergétique) qui coordonne le plan d’action du G20 sur l’efficacité énergétique, animera la conférence « Cop 21, Mieux comprendre pour agir », ce lundi 23 novembre, à 20 h 30, à la salle du Bois-Jauni, à Ancenis. Une conférence organisée par un collectif associatif d’Ancenis dans le cadre des Semaines de la solidarité internationale, un événement coordonné par la Maison des citoyens du monde de Loire-Atlantique. Benoît Lebot qui également a travaillé comme conseiller technique sur l’énergie, l’environnement et le changement climatique au programme des nations unies pour le développement et à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie en France) parlera du changement climatique. « Comprendre l’effet de serre, son renforcement par les émissions issues de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation, connaître les impacts actuels et à venir du changement climatique sont autant de clés pour adapter nos modes de production et consommation », explique-t-il.

Expérience de séminaire: le vol en apesanteur

19 octobre 2015 Category :news Off

Lors d’un voyage en Californie il y a quelques jours, j’ai vécu une des expériences les plus mémorables qu’un homme puisse vivre : j’ai fait un vol en apesanteur. Une expérience tellement difficile à raconter que j’ai un peu tergiversé avant de rédiger un billet. Je ne voyais pas trop comment trouver les mots. Ce vol incroyable s’est fait à bord d’un Boeing 727 spécialement aménagé pour réaliser des paraboles. J’ai embarqué après un long briefing, tout pimpant dans une magnifique combinaison bleue. En temps normal, j’aurais probablement eu des noeuds dans le ventre au moment de l’embarquement. Mais là, ça s’est passé sans difficulté. Il faut dire qu’avant l’embarquement, un médecin avait donné à tous une dose de scopolamine afin d’éviter d’éprouver le mal de l’air. J’étais donc parfaitement décontracté. A l’approche de la première parabole, j’ai quand même eu une petite appréhension lorsque nous avons rejoint la zone de free floating (une zone capitonnée et dépourvue de siège pour profiter librement de l’apesanteur). On s’est allongés à même le sol en attendant l’instant fatal. Au début de la parabole, on s’est pris 1,8g. On pesait presque 2 fois notre poids habituel, et je pouvais sentir mes yeux se renfoncer dans leurs orbites ! Puis nous avons commencé l’injection et, doucement mais irrésistiblement, mon corps s’est élevé tout seul. Je volais ! Je serais bien incapable de décrire une telle sensation. Autant vouloir décrire le goût qu’a le café à quelqu’un qui n’en a jamais bu. On flotte dans les airs et on perd complètement la sensation de haut/bas. On se rend rapidement compte qu’il est assez difficile de réguler ses mouvements dès lors qu’on n’a plus de poids ! Une simple pichenette contre une des parois et on part comme une balle pour s’écraser contre la paroi opposée. Mais quelle sensation extraordinaire. Dans les 2 premières paraboles, j’ai ainsi pu ressentir la gravité qu’on ressent sur Mars et sur la Lune, et toutes les autres ont été quant à elles en micro gravité. Nous avons eu droit à 15 paraboles en tout, et chacune durait 22 secondes. Ca paraît peu, mais le fait de goûter une sensation impossible à ressentir sur Terre, c’est déjà géant ! Si vous avec l’opportunité de vous lancer un de ces jours, sachez qu’il ne faut pas prendre des produits laitiers avant d’embarquer. Sans quoi, gare aux nausées en apesanteur ! Pour en savoir plus, suivez le lien vers le site du spécialiste du vol en apesanteur.

Conférence sur le développement de Montréal

19 octobre 2015 Category :news Off

Le coeur de BMO Groupe financier est la Banque de Montréal. Ce n’est pas vide de sens. Notre groupe émane de cette ville et sa réussite nous est chère. La Banque de Montréal, la plus vieille au Canada, aura 200 ans l’année où la ville de Montréal en aura 375. C’est dans trois ans. Nous aimerions bien avoir le coeur à la fête d’ici là. Et c’est possible! J’en suis convaincu. Notre métropole concentre trop de talents, de forces, d’atouts stratégiques, de leaders d’influence pour ne pas surmonter ses difficultés. Ces scandales éthiques, ces infrastructures délabrées, cette performance économique faible, ce ne sont pas des fatalités, mais des situations qui se corrigent et se renversent. C’est dans ce contexte que j’ai eu le désir de contribuer de manière positive et non partisane à la réflexion visant à régénérer les forces de Montréal, qui est le premier étendard du Québec sur la scène internationale et qui représente plus de la moitié de son économie. Ce projet est né d’une intuition : il doit bien y avoir, de par le monde, des métropoles comparables à la nôtre qui ont su se relever de périodes difficiles. Comment a-t-on agi pour renverser la vapeur? Quelles sont les conditions de succès qui ont été réunies? De quels atouts disposaient ces villes en comparaison de ceux dont dispose Montréal? Ces questions, je les ai soumises à l’équipe du Boston Consulting Group (BCG), une firme mondiale de consultants en gestion qui s’est établie à Montréal en 2012. Par son réseau international et son regard neuf sur notre métropole, elle m’est apparue le partenaire tout désigné pour mener cette recherche. Les travaux se sont mis en branle au cours de 2012 pour s’intensifier tout au long de 2013.

La Lettonie et la protection de l’enfance

19 octobre 2015 Category :news Off

A l’invitation de la MAI, une délégation lettone s’est rendue à Paris les 10 et 11 octobre dernier. L’objectif de la visite était de procéder à un état des lieux de la coopération bilatérale en matière d’adoption internationale, notamment sur la question des rapports de suivi. Les adoptions d’enfants lettons par des familles françaises ont baissé ces dernières années (44 en 2009, 25 en 2013). Cela s’explique par une progression constante de l’adoption nationale en Lettonie (15 en 2003, 128 en 2012) et la proportion croissante d’enfants à besoins spéciaux proposés à l’étranger. La délégation lettone a mis en avant la prévalence d’enfants grands pour souligner la nécessité de bien préparer les adoptants français à cette réalité. Une rencontre avec l’AFA a ainsi permis d’affiner le périmètre des questions à poser sur l’état de santé de l’enfant adoptable et le délai imparti avant le recueil du consentement des candidats à l’adoption pour un apparentement. L’AC lettone a insisté sur l’impérieuse nécessité pour les parents adoptifs de respecter les engagements souscrits en matière de rapports de suivi relatifs aux conditions de vie et d’éducation des enfants adoptés. Ceux-ci sont envoyés par le biais de l’AFA, dans les délais et formes requis (2 rapports traduits, 1 an puis 2 ans après l’adoption). Le nonrespect de ces obligations pourrait en effet avoir des incidences sur le maintien de l’adoption internationale en Lettonie, le Parlement s’intéressant de près au devenir de ces enfants adoptés. La MAI, pour régler certains dysfonctionnements, s’est engagée à assurer la liaison avec les Conseils Généraux sur ce thème.

Conférence du Bourget sur l’aviation générale

28 août 2015 Category :Uncategorized Off

Le secteur aéronautique est en proie à de profonds bouleversements comme en témoigne la conférence qui vient de s’ouvrir au Bourget, et qui nous livre quelques données clefs. En aviation générale, sur les premiers six mois de l’année 2015, les livraisons d’avions neufs reculent de 9,1% en nombre (1.015 unités) et de 4,6% en valeur (10,4 milliards de dollars), par rapport au premier semestre 2014. Les livraisons d’hélicoptères sont également en retrait : -11% en nombre (447) et -16,8% en valeur (1,9Md$). « Alors que le deuxième trimestre est généralement meilleur que le premier, l’aviation générale continue d’être affectée par le contexte économique et les difficultés du secteur de l’énergie », analyse Pete Bunce, le président de GAMA (General Aviation Manufacturers Association). L’industrie mise sur l’innovation pour s’en sortir. Les constructeurs d’avions légers à piston accusent une forte baisse de leur activité. Au premier semestre 2015 : Cirrus a livré 117 avions contre 140 un an plus tôt, Diamond 82 contre 124, Piper 34 contre 56… En revanche, Tecnam se maintient avec 106 livraisons en 2015 contre 101 sur le premier semestre 2014, et Cessna fait un bond de 78 à 106 unités. La baisse globale des livraisons des turbopropulseurs (27 unités en moins) est dûe en fait, essentiellement, aux difficultés d’Air Tractor qui a livré 22 appareils de moins sur les six premiers mois de l’année. En revanche Daher a livré 25 TBM900 contre 20 un an plus tôt, Pilatus 28 PC12 contre 18 ou encore Textron 45 King Air contre 46. Le secteur résiste bien. Du côté des jets d’affaires, la fragilité de la santé de l’économie mondiale, les tensions en Russie et le ralentissement de la croissance de la Chine impactent directement les constructeurs, à l’image de Dassault qui a vu ses livraisons passer de 25 unités au premier semestre 2014 à 18 en 2015. En valeur, la baisse avoisine 39%. Ces résultats contrastent avec ceux des concurrents directs du français : Bombardier affiche une hausse de la valeur de ses livraisons de 10% et Gulfstream de près de 2%. Sur le marché des hélicoptères légers à piston, Robinson est en recul avec 12 hélicoptères de moins en 2015 par rapport au premier semestre 2014 (174 contre 186). De son côté, Guimbal poursuit sa montée en cadence avec 18 Cabri G2 livrés au premier semestre 2015 contre 7 un an plus tôt. Du côté des hélicoptères à turbine, tous les constructeurs voient leurs livraisons baisser en nombre : Airbus Helicopters (112 contre 145), Agusta Westland (43 contre 48), Bell (74 contre 80), … Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que tous les constructeurs serrent leurs budgets, d’autant que plus aucun d’entre eux ne perçoit les signes avant-coureurs d’une renversement de tendance. La baisse de la croissance chinoise n’est pas faite pour aider (source: avion de chasse)

Conférence de connaissance du logement en France

28 août 2015 Category :Uncategorized Off

Une conférence s’est ouverte à Paris pour définir les outils de la connaissance du marché du logement en France. Et c’est un thème relativement complexe. Les chiffres de la base de données Sit@del2 distinguent construction neuve (bâtiment totalement nouveau) et construction sur existant (bâtiment s’appuyant sur une partie existante comme des transformations de locaux en logements ou la construction de logement attenant à un bâtiment existant). Les chiffres portent sur le nombre total de logements répartis en logements ordinaires (logements individuels purs ou groupés, logements collectifs) et logements en résidence (pour personnes âgées, pour étudiants, pour touristes, etc.), ces derniers se caractérisant par la fourniture de services individualisés (de loisirs, de restauration, de soins ou autres) en sus du gîte. Les foyers et les hôtels qui ne comportent que des chambres et des services communs ne sont pas classés dans les logements mais dans les locaux d’hébergement. La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis délivrés) et aux mises en chantier transmises par les directions départementales des territoires et par les communes instructrices. Les informations relatives aux autorisations dites données « en date de prise en compte » sont transmises par les services instructeurs ; leur remontée intervient dans les six mois après le prononcé. Les déclarations de mises en chantier dites données « en date réelle » sont transmises à l’initiative des pétitionnaires ; leur remontée intervient dans les dix-huit mois après l’ouverture de chantier. Etant donné ce délai de remontée des informations, seules les données en « date de prise en compte » sont disponibles pour les années récentes, c’est-à-dire à la date à laquelle l’événement (autorisation, ouverture de chantier, etc.) est enregistré dans la base de données Sit@del2. Les données actuellement publiées tous les mois et portant sur l’activité du mois précédent ne reflètent donc pas la réalité de la construction du mois en question. Ces informations, certes disponibles rapidement, ne permettent donc pas aujourd’hui d’assurer un suivi conjoncturel fiable de l’activité du secteur de la construction et manque donc de fiabilité. Les données dites en « dates réelles » sont connues avec un long délai entre la réalité qu’elles reflètent et le moment à partir duquel cette réalité peut être traduite en chiffres. Ainsi, seuls les chiffres pour les années antérieures sont estimés en « date réelle ». Par ailleurs, étant donné que les déclarations de mises en chantier sont renseignées dans la base de données à l’initiative du pétitionnaire et donc non obligatoires, les mises en chantier de logements publiées en date réelle à partir de Sit@del2 diffèrent du niveau réel de mises en chantier sur le territoire.

Séminaire stratégique du Maroc

28 août 2015 Category :Uncategorized Off

Les célébrations du 10e anniversaire de l’accession au trône du roi Mohammed VI ont été l’occasion de multiples rétrospectives et commémorations, de la part des observateurs nationaux comme internationaux. A plusieurs égards, il y avait un certain nombre de raisons de se réjouir, l’économie du pays ayant été tirée vers le haut de manière substantielle au cours des 7 dernières années par une conjoncture internationale et des conditions climatiques favorables : la situation économique du Maroc peut ainsi raisonnablement être considérée certains égards comme satisfaisante. Ainsi, une croissance moyenne plus élevée, une démographie stabilisée, des fondamentaux macroéconomiques corrects et une stabilité institutionnelle avérée sont autant d’acquis à valoriser et à préserver. La récente bonne résistance du pays à la crise internationale étant par ailleurs également à remarquer. Cependant, force est de constater que si plusieurs contributions visant à célébrer les progrès économiques et sociaux du pays ( » al injazate « ) sont régulièrement publiées, peu d’analyses plus équilibrées et approfondies existent. Pourtant, il est essentiel de pouvoir discuter en toute transparence et franchise de la situation du pays, en évitant le double écueil de la critique sans nuance et de l’autosatisfaction sans réserve. C’est dans cette perspective que se place cette contribution : une participation au débat sur la politique économique du pays, abordée sous un angle différent, qui met sur la table de manière franche certaines questions qui valent la peine, à notre sens, d’être discutées. Plus fondamentalement, l’idée directrice de cette analyse est que la célébration sans réserve des réalisations passées (sans discuter même de la matérialité de ces réalisations) n’est que de peu d’utilité au pays. Nul ne peut nier que le Maroc a fait des progrès. Mais nul ne peut nier que le chemin demeure long et que ce qui reste à faire est conséquent. Le parti pris de cette contribution est de refuser toute vision manichéenne de la réalité économique du pays, et de rejeter le faux dilemme présenté aux citoyens sincèrement intéressés par la chose publique : applaudir sans réserve ou se retrouver accusés de  » nihilisme « . Il est donc essentiel de trouver le nécessaire équilibre entre ces deux attitudes hélas trop prévalentes au Maroc. Ce dilemme artificiel est créé par ceux qui souhaitent étouffer le débat public, et surtout, militent activement pour que les marocains ne jugent leurs décideurs économiques que sur la base d’un test  » a minima  » : fait-on mieux qu’avant ? Ceci, de notre point de vue, n’est ni la bonne question, ni le bon test : la vraie question à poser est de savoir si, toutes choses étant égales par ailleurs, nous faisons mieux que nos concurrents, nous rattrapons notre retard, et surtout, si nos choix sont ceux qui, à tout moment, maximisent le potentiel du Maroc, de ses femmes et de ses hommes. Autrement dit, la question n’est pas celle du progrès du Maroc (celle-ci est évidente : le Maroc est un pays politiquement stable, doté de compétences humaines solides, et en paix; pourquoi ne progresserait-il pas ?), mais plutôt du rythme et la nature de ces progrès, car nous avons un retard à combler. Nous nous devons donc, à nous-mêmes, à notre pays et à nos concitoyens les moins favorisés, d’avoir un niveau d’exigence beaucoup plus élevé vis-à-vis de nos dirigeants économiques. Et c’est à cette question que cette contribution essaie, modestement, de répondre : le rythme de nos progrès est-il suffisant ?

Conférence de Malte sur l’innovation

30 avril 2015 Category :destinations Off

Lors d’un séminaire à Malte auquel j’ai participé le mois dernier, j’ai assisté à une conférence très intéressante sur l’innovation. Celle-ci a mis en évidence combien les innovations sont généralement mal perçues. Il faut dire qu’elles causent presque toujours des tremblements de terre économiques, et prennent d’une certaine manière à Pierre pour habiller Paul. Un intervenant nous a fait une démonstration pour montrer cette particularité du progrès. Il s’est appuyé sur un objet du quotidien : le smartphone. Un appareil qui mélange un téléphone, une discothèque, un appareil photo et un ordinateur. Le tout, dans un objet qui prend moins de place, propose de meilleures performances, ne requiert pas autant d’assemblage et beaucoup moins de matières premières. En résumé : un rêve pour l’utilisateur… et un désastre pour bon nombre d’entreprises. Producteurs de disques vinyles et de CD, agences postales, fabricants de polaroid ou de calculettes, nombreux sont les acteurs qui ont souffert de son apparition. Seulement, le plus important reste qu’il nous a permis de gagner en confort de vie en éclipsant tous ces appareils. Des appareils qui avaient eux aussi détruit des secteurs à leur apparition. C’est là tout le paradoxe de l’innovation. Les innovations instaurent un renforcement du niveau de vie mais mettent certaines industries à genoux, provoquant leur déclin (voire leur anéantissement). L’augmentation de la richesse n’est discernable qu’à long terme ; mais à court terme, ce sont principalement les conséquences nuisibles qui apparaissent et qui ressortent dans les médias : des employés lésés des industries perdantes qui perdent leur emploi. Ceux qui perdent cette lutte concurrentielle sont ceux qui parlent le plus fort, et réprouvent en toute logique ces nouveautés. C’est ce qui explique que le progrès, en dépit de son utilité indubitable (essayez de lire ça à voix haute, pour voir), est généralement ressenti comme une agression, voire une régression. Voilà ce que m’a appris ce séminaire à Malte (en plus du fait qu’il faut prendre de la crème solaire, quelle que soit l’époque où l’on s’y rend) : la destruction va de pair avec l’innovation. Cette dernière crée de nouveaux emplois mais amène aussi à ce que d’autres disparaissent. Si nous n’acceptions pas ce principe, nous en serions toujours à nous chauffer au charbon pour que les mineurs ne perdent pas leur emploi. En toute logique, il est donc inutile d’aider les industries en difficulté, car certaines sont naturellement vouées à disparaître. Et l’argent injecté dans ces grands corps malades ne fait que prolonger (inutilement) leur agonie, alors qu’il aurait pu servir à développer les secteurs de demain. En somme, les aides gouvernementales paralysent le processus naturel de destruction/création, affaiblissant l’industrie en général et notre capacité à innover. Je vous livre le lien vers l’organisateur de ce séminaire à Malte – suivez le lien.

Séminaire sur la croissance de la France

30 avril 2015 Category :news Off

Jusqu’à présent, la France trottinait sur ce petit chemin qui ne sent pas la noisette mais plutôt un collectivisme de plus en plus rance. Ces derniers jours, elle a dégoté une bicyclette abandonnée sur le bas-côté, l’a imprudemment enfourchée, et dévale maintenant la pente raide qui s’offre à elle, en gagnant de la vitesse. Seul souci : le vélo n’a plus de freins. La trajectoire prise par le pays est réellement inquiétante.

Et cette trajectoire inquiétante tient à trois facteurs aggravants.

1- Les Français désirent ardemment cette trajectoire

Le premier, c’est que, selon toute vraisemblance, les Français veulent être espionnés. Difficile d’oublier en effet qu’ils ont clairement choisi le pouvoir en place qui n’est pas arrivé là par hasard. Manuel Valls, François Hollande et la majorité parlementaire ne sont pas tombés du ciel et ont, bel et bien, été élus par un peuple manifestement très heureux de les voir poser leurs fesses dans les moelleux fauteuils républicains. Or, tout comme la droite précédente qui n’avait pas molli lorsqu’il s’agissait d’enquiller les lois sécuritaires, on pouvait s’attendre à la même envie gourmande de législations invasives de la part de la gauche, qui n’a jamais été en retard sur ce plan-là.

En outre, lorsqu’on demande aux Français s’ils sont spécifiquement favorables à ces restrictions de libertés au profit d’une sécurité publicitaire, ils répondent très majoritairement par l’affirmative. Écartons ici bien vite l’idée que ce sondage aurait été bidonné afin d’orienter l’opinion sur le mode « Si la majorité est d’accord, alors qui suis-je, moi, individu perdu au milieu de la masse, pour lui donner tort ? »

En fait, les résultats détaillés de ce sondage sont malheureusement très cohérent avec ce qu’on sait des citoyens français, biberonnés au Tout État, largement d’accord depuis quelques décennies avec la mise en coupe réglée de leurs libertés, et ce, d’autant plus qu’ils sont âgés : alors que près de la moitié des 18-24 ans sont opposés à voir leurs libertés rognées, les 65 ans et plus y sont très massivement favorables (à 76%). Autrement dit, la gauche socialiste, devenue conservatrice à mesure que son électorat vieillissait, joue sur du velours : les socialistes et sympathisants du PS sont 68% à approuver la limitation des libertés individuelles sur Internet. On retrouve une proportion similaire (69%) pour les militants et proches du FN, ce qui est tout sauf un hasard (et en contradiction avec certains de ses leaders, au passage).

Autrement dit, la France n’a pas du tout pris une direction aléatoire, et probablement parce que son peuple est composé (pour une grande quantité) de personnes qui ont l’intime conviction (fausse) que ceux qui seront espionnés seront les autres, tout comme elles ont cru que les riches, c’étaient les autres, et que les augmentations d’impôts seraient pour les autres. Et comme pour les impôts, ces personnes se rendront compte, bien trop tard, que les autres, … c’est eux.

2- Ces mesures rendent parfaitement possible une dictature totalitaire

D’autre part, on est en train de mettre en place une série de mesures, toutes plus liberticides et/ou collectivistes les unes que les autres, dans une bonhommie consternante et une absence assez effarante de recul historique. Ces lois offrent véritablement un boulevard à tous ceux qui voudraient, le pouvoir en main, les utiliser à des fins néfastes. Notez que ce n’est pas moi, humble scribouillard, qui le dit, mais plusieurs anciens magistrats antiterroristes, c’est-à-dire des personnes qui ont été directement confrontées à des enquêtes sur des cellules terroristes, sur des attentats commis contre des Français, comme Alain Marsaud ou, plus récemment, le juge Marc Trevidic.